Depuis le lundi 5 janvier 2026, Rennes et sa métropole se retrouvent sous une épaisse couche de neige et de verglas. Bien que les routes principales aient été déneigées et salées, les pistes cyclables et les trottoirs ont souvent été laissés à l'abandon, suscitant des inquiétudes parmi les usagers.
Sylvain, un cycliste rennais, a partagé son expérience en rentrant chez lui depuis une zone industrielle : La piste reliant le centre-ville était impraticable, j'ai frôlé la chute à plusieurs reprises.
Les témoignages tels que le sien reflètent une frustration croissante face aux conditions de déplacement.
La municipalité, de son côté, justifie ses priorités en matière de déneigement. L'objectif est d'assurer l'accès aux services d'urgence et aux grands axes, laissant parfois de côté les infrastructures dédiées aux cyclistes et piétons. Selon un porte-parole, la sécurité des urgences passe avant tout, mais nous sommes bien conscients des difficultés rencontrées par les usagers de la route.
D'autres villes, comme Lyon et Montpellier, ont mis en place des stratégies plus inclusives pour le déneigement des zones dédiées aux vélos, afin d'assurer la sécurité de tous les usagers, quel que soit leur mode de transport. Cela soulève la question de savoir si Rennes devrait adapter ses méthodes face à de tels épisodes météorologiques.
De nombreux experts en mobilité urbaine soulignent l'importance d'une planification efficace pour intégrer les besoins de tous les usagers de la route, y compris ceux qui utilisent des moyens de transport alternatifs. Il est crucial que les citadins puissent compter sur des infrastructures accessibles et sécurisées en toutes saisons,
déclare un spécialiste.
Alors que de nouvelles chutes de neige sont attendues, les rennais espèrent voir des améliorations significatives dans la gestion de ces situations critiques, afin de garantir la sécurité de chacun dans leur ville.







