«Le feu s'est arrêté à un mètre de chez mon voisin. Les jardins de mes voisins étaient en train de brûler. Nos maisons sont mitoyennes.» Au lendemain de cet incendie survenu sur la route des Loges, Sylvain, un gendarme en vacances chez sa mère à Rétaud, se remémore les événements avec effroi. «Nous étions dans la piscine avec les enfants. Puis, nous avons commencé à sentir la fumée et à voir les cendres tomber.»
Il est 15 heures 48 lorsque Sylvain décide d'alerter les pompiers. «Le feu a pris naissance près d'un noyer à proximité d'un centre équestre. Avec le vent fort, il s'est propagé à une vitesse incroyable, presque comme une traînée de poudre. En quelques minutes, les flammes ont parcouru un kilomètre, atteignant rapidement le jardin d'un voisin. Même en tant que gendarme, habitué aux situations d'urgence, c'était troublant. Je voyais la maison brûler…»
«Élan de solidarité»
Les habitants de la commune ne sont pas restés inactifs. Sylvain décrit un bel élan de solidarité : «Ma femme a pris nos enfants et s'est mise à l'abri pendant que nous, les voisins et moi, remplissions des seaux d'eau pour tenter d'arrêter la propagation des flammes avant l'arrivée des pompiers.» Ces derniers, arrivés Promptement, ont maîtrisé l'incendie en se concentrant sur la ligne des habitations. Si leur intervention avait été retardée de quelques minutes, tout le quartier aurait été en danger, assure Sylvain.
Sylvain souhaitait que son témoignage incite à une prise de conscience collective face à ces événements. «Nous vivons à une époque où, à cause du changement climatique, l'environnement devient de plus en plus hostile. Il est crucial de changer nos mentalités en matière de prévention et d'avoir les bons réflexes, tels que garder un extincteur à portée de main et sécuriser rapidement les membres de sa famille.» Il a exprimé sa gratitude envers les pompiers de Saintes pour leur action rapide et efficace.







