Récemment, la préfecture de Gironde a pris des mesures draconiennes en raison d'une hausse alarmante de la consommation du protoxyde d'azote. Dans un arrêté publié le 23 juin, il a été statué que la vente de ce gaz, fréquemment détourné pour un usage récréatif, est désormais interdite jusqu'à fin septembre, une exception étant faite pour les cartouches individuelles destinées aux professionnels. Cette réglementation vise non seulement à prohiber la vente, mais également la détention en public, rendant impossible la possession d'une cartouche pour une simple chantilly. Ce gaz, qui a à l'origine un rôle en cuisine, est malheureusement devenu un produit abuse courant pour inhalation.
Dans la zone sous responsabilité de la police de Bordeaux et d’Arcachon, 127 infractions liées à l'utilisation de protoxyde d’azote ont été enregistrées entre janvier et mai. Au cours des dernières semaines, les forces de l'ordre ont saisi des quantités significatives, par exemple 63 bonbonnes en janvier à Lormont et 60 en avril dans la même commune.
Selon des chiffres récents, les cas graves d'intoxication à ce gaz ont augmenté jusqu'à 12 fois au cours des dernières années, soulevant des préoccupations parmi les experts de la santé. Dr. Émilie Martin, toxicologue à Bordeaux, souligne que "l'augmentation des intoxications au protoxyde d'azote est alarmante, et il est impératif d'agir pour protéger notre jeunesse". Une initiative qui vise à freiner cette tendance s'inscrit dans une réponse plus large aux préoccupations de santé publique. Cela semble être un pas nécessaire vers la sécurité, bien que certains font valoir que d’autres mesures préventives auraient dû être mises en place.







