"Les gendarmes sont venus frapper à ma porte vers 10h40", confie Tiya, une jeune de 16 ans résidant à proximité du fast-food Quick à Margencel. "Ils m'ont escortée vers l'arrière de ma résidence, m'indiquant qu'une voiture pouvait contenir des explosifs". Seule chez elle à ce moment-là, elle décrit une frayeur inédite : "J'ai eu très peur, c'était impressionnant ; je n'avais jamais connu une telle situation". Elle ajoute : "Ils nous ont ensuite éloignés davantage, mais la tension est vite redescendue, bien que j'ai dû attendre près de deux heures avant de retrouver mon domicile".
"J'avais l'impression d'être dans un film"
La circulation sur la RD1005 a été interrompue aux alentours de 10h45 ce 12 juin, en raison de la présence de cette voiture suspecte sur le parking du Quick. Le collège Théodore Monod a également été évacué. Gabil, mécanicien, témoigne de son expérience : "Quand les forces de l'ordre ont débarqué, c'était impressionnant. J'ai vu des camions de la gendarmerie arriver, ils ont évacué tout le monde sur près de 200 mètres". Il poursuit : "J'avais l'impression d'être dans un film, je n'avais jamais observé une telle mobilisation".
Heureusement, il s'agissait d'une fausse alerte. Gabil a pu reprendre son travail vers 13h30 et les collégiens ont également réintégré leur établissement à la mi-journée. La préfecture de la Haute-Savoie a précisé que "le monospace, contenant plusieurs bidons, ne présentait finalement aucun danger", ajoutant qu'il s'agissait d'"une opération de déminage classique, en raison de la sécurité renforcée à l'approche du G7 à Évian". Ce type d'événements rappelle l'importance des mesures de sécurité, souvent perçues comme excessives mais nécessaires dans le contexte actuel.







