Quatre individus ont récemment été appréhendés pour leur implication dans une série de cambriolages qui a visé 66 agences postales à travers la Bretagne. Les gendarmes de la section de recherche de Rennes ont réussi à établir un lien entre ces affaires, éclaircissant ainsi un mystère qui alarme les municipalités.
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Sous une couverture de nuit, des coffres-forts sont dérobés, abandonnés et parfois incendiés dans des champs. Au cœur de ces cambriolages orchestrés, une seule cible : les ressources financières des agences postales. À Hénon, comme le souligne Thierry Andrieux, le maire, le bâtiment abrite un coffre-fort accessible aux habitants pour leurs retraits. Cependant, il y a quatre mois, cette tranquillité a été interrompue par un cambriolage audacieux en pleine nuit.
"Ils ont forcé cette porte, comme on peut le voir sur les marques, à plusieurs endroits, avant d'accéder au coffre-fort", explique le maire, visiblement marqué par l'incident. Après avoir neutralisé le système d'alarme, les malfaiteurs sont partis avec un butin jugé à plusieurs milliers d'euros, engendrant un préjudice dépassant 10 000 euros pour la collectivité.
D'autres agences sous les feux des cambriolages
Brec'h, une autre commune touchée, a subi un cambriolage similaire au début d'avril, où l'électricité a été coupée pour faciliter l'intrusion. "Les voleurs ont brisé la serrure du volet de protection et ont utilisé un pied-de-biche pour forcer la porte", détaille le maire Fabrice Robelet. Pour les habitants, ce cambriolage a forcé la fermeture temporaire du service postal. "Nous avons été contraints de fermer durant deux mois, passant par des expertises et des démarches d'assurance", ajoute-t-il, soulignant le désagrément causé.
Un gang organisé derrière ces actes criminels
Qui se cache derrière ces cambriolages ? Les forces de l'ordre ont identifié quatre suspects originaires de Bretagne. Parmi eux, deux hommes de 37 et 41 ans sont en état de récidive. Le troisième, âgé de 20 ans, a un passé criminel, tandis que le dernier, 43 ans, est lié à une affaire de blanchiment d'argent. Leurs arrestations ont nécessité l'intervention de près de 80 militaires, dont des membres du GIGN, avec l'appui d'un hélicoptère.
Ce gang a mené ses opérations de manière méthodique. "Ils étaient extrêmement actifs, réalisant 66 cambriolages en à peine une douzaine de périples", informe la colonelle Claire Boucher, de la gendarmerie de Rennes. Avec des actes planifiés, ils ont agi jusqu'à trois fois en une seule nuit.
Le procès a débuté le 12 juin devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, où des peines comprises entre dix-huit mois et neuf ans de prison ont été requises pour les accusés.







