Ce jeudi 30 avril, le tribunal des affaires économiques du Havre s'apprête à examiner l'offre de reprise de la société de transport à la voile TOWT, récemment placée en liquidation judiciaire. Selon des sources de ICI Normandie, un unique repreneur a manifesté son intérêt pour sauver cette entreprise emblématique.
Une seule offre de reprise
L'avenir de TOWT, fondée en 2011 en Bretagne et qui a établi son siège au Havre et à Fécamp en 2020, dépendra de cette audience. La société, qui emploie 48 personnes et exploite deux voiliers-cargos à destination de l'Amérique, a déposé le bilan en mars dernier. Jusqu’à récemment, deux offres de reprise étaient sur la table, mais le fonds américain Sandton Capital Partners a finalement choisi de ne pas poursuivre, évoquant trop de risques par rapport aux bénéfices potentiels.
Restant en lice, le Crédit Mutuel, via son fonds Révolution Environnementale et Solidaire, propose une offre. Cependant, ce dernier choix ne rassure pas le fondateur de TOWT, Guillaume Le Grand, qui estime que la proposition n'est pas suffisante. Il a été relégué au second plan, une décision qui soulève des interrogations sur la viabilité de cette reprise.
Dans ses déclarations, Guillaume Le Grand s'inquiète de la nature de l'offre, mentionnant que celle-ci provient d'une banque n'ayant pas le statut d’armateur, une préoccupation que partagent de nombreux employés. Malgré cela, lui et son équipe croient toujours en un modèle de transport décarboné.
Des étudiants de l'École Nationale Supérieure Maritime (ENSM) se sont également mobilisés, ayant lancé une pétition qui a recueilli près de 1 761 signatures, affirmant leur désir de voir TOWT perdurer comme alternative face aux défis environnementaux.







