Dans une affaire inquiétante survenue à Salies-de-Béarn, la grande sœur d'un collégien victime de violences a été condamnée, le 21 avril, à 105 heures de travaux d'intérêt général par le tribunal judiciaire de Pau. Cette réaction explosive fait suite à une agression subie par son frère, un écolier du collège Félix Pécaut.
Le 11 septembre dernier, juste après la rentrée scolaire, un camarade a attaqué le collégien, entraînant une réaction de la part des autorités scolaires. Le principal a alors décidé d'exclure temporairement l'agresseur, action jugée insuffisante par la famille de la victime. La mère, furieuse, s'est rendue au collège en compagnie de sa fille, où la confrontation a rapidement dégénéré.
"Je vais te crever !"
Dans le bureau du conseiller principal d'éducation (CPE), la sœur a exprimé sa colère de manière virulente, exigeant la présentation de l'agresseur de son frère. Devant le refus du CPE, elle a brandi des menaces explicites, lançant par exemple : "Je vais te crever !". Les cris et les insultes ont attiré l'attention du principal, qui a également été pris pour cible avec des menaces similaires. Les employés de l'établissement, témoins de la scène, ont été choqués par l'intensité de la violence verbale.
Finalement, la prévenue de 19 ans a quitté l’établissement sans passer à l’acte physique. L'incident a poussé le principal à porter plainte pour menaces et outrage, alors que la mère de la jeune femme, troublée par la scène, a décidé de l'expulser de leur domicile.
Sans ressources, la sœur s'est installée chez un ami en Bretagne, d'où elle n'a pas pu revenir pour se présenter à son procès. Lors de l'audience, son avocate a transmis ses excuses, affirmant : "J'ai manqué de maturité, je ne suis pas fière. Ce n'est qu'une histoire entre gosses."
Cette déclaration, couplée à son casier judiciaire vierge, a conduit le juge à prononcer une peine de travaux d'intérêt général. Ce type de menaces semble en augmentation dans le cadre scolaire, ce qui interpelle les autorités éducatives, comme souligné par de nombreux experts.
Cette situation alarmante met en lumière une problématique plus vaste dans le milieu scolaire, où la violence verbale et physique peut prendre des proportions inquiétantes, nécessitant une prise de conscience urgente et une intervention appropriée des responsables éducatifs et institutionnels.







