Les enquêtes se poursuivent avec intensité en Loire-Atlantique, concernant la disparition de Manon Relandeau, 31 ans, une mère de famille, et de son bébé de 15 mois. Les autorités médiatisent cette affaire, qui s'est intensifiée récemment, alors qu'aucun signe de vie n'a été attribué à Manon depuis fin mars. Selon le procureur de Nantes, Antoine Leroy, le scénario d'un possible meurtre est étudié, tandis que le conjoint de Manon a quitté le pays avec leur enfant peu après sa disparition.
Le 2 avril, le compagnon de Manon, âgé de 41 ans, a pris un vol pour l'Algérie, selon des sources à la gendarmerie. Des plongeurs et des équipes spécialisées sont mobilisées à Saint-Étienne-de-Montluc, où le couple résidait, afin de procéder à des recherches dans la région. L'ampleur des opérations de recherche a été considérable, incorporant drones et hélicoptères, des chiens de détection et une brigade fluviale, une initiative qui a reçu le soutien de la section de recherches de Nantes.
Une scène de crime est en cours d’analyse, comme le souligne une voisine de Manon, qui a observé des allées et venues dans leur quartier. "On les voyait entrer, sortir, mais on ne les connaissait pas vraiment, ils avaient emménagé récemment", a-t-elle rapporté. Les proches de Manon ont exprimé leur inquiétude quand ils n’ont pas eu de nouvelles d’elle et de son bébé depuis plusieurs jours, déclenchant ainsi l'alerte le 3 avril.
Le procureur a noté que, bien que le conjoint ait contacté des personnes après avoir quitté la France, peu de détails ont été divulgués. Des experts craignent que son départ rapide ne complique l’enquête. Sud Ouest a rapporté des opinions d'experts qui estiment qu'un retournement dans la dynamique de l'enquête pourrait être attendu une fois que les autorités auront accès aux saisies effectuées.







