Le 18 décembre 2025, un couple de Dompierre-sur-Mer a été victime d'une séquestration violente orchestrée par trois individus cagoulés. En pleine nuit, ces malfaiteurs ont fait irruption dans leur domicile, entraînant la victime dans une situation de terreur qui a abouti à un versement de 8 millions d’euros en cryptomonnaies. La police a agi rapidement, et le 16 avril, l’un des suspects, âgé de 34 ans, a été interpellé par les gendarmes de la section de recherches de Poitiers.
Selon RTL, cet homme fait actuellement face à des accusations d’extorsion en bande organisée, de séquestration en bande organisée ainsi que de blanchiment de fonds. Bien qu'il ait été placé en détention provisoire, il conteste toute implication dans cette affaire.
Le parquet de La Rochelle, reconnu pour la complexité de ce dossier, a transféré l'enquête au parquet de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Rennes. Ce développement est lié au caractère structuré des opérations criminelles, et le cas a été inclus dans un ensemble de six enquêtes similaires sur les "crypto-rapts" confiées au tout nouveau Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) récemment établi en janvier 2026.
Ce type de crime, visant souvent des acteurs du milieu financier ou technologique, suscite l'inquiétude parmi les autorités. Les experts s'accordent à dire que la cryptomonnaie, bien que souvent perçue comme une avancée technologique, peut faciliter des activités illicites à grande échelle. Aldo Fournier, criminologue à l'Université de Paris, affirme que "l'anonymat offert par l'utilisation des cryptomonnaies attire des organisations criminelles qui exploitent ces systèmes pour leurs propres bénéfices."
Cette affaire soulève des questions sur la sécurité et la législation entourant les transactions numériques, un sujet qui reste d'actualité alors que la popularité des cryptomonnaies continue de croître en France.







