Le groupe Ensemble pour la République (EPR), dirigé par Gabriel Attal, a annoncé que la proposition de loi sur la prévention et la lutte contre les violences scolaires, issue du scandale de Bétharram, sera discutée à l'Assemblée nationale le 1ᵉʳ juin 2026. Cependant, le temps limité accordé à cette discussion suscite des inquiétudes parmi les collectifs de victimes.
La proposition, conçue suite aux événements tragiques de Bétharram, a été critiquée par le collectif des victimes de Saint-Joseph, qui s'inquiète de ce qu'ils perçoivent comme une volonté d'« invisibiliser » ce texte essentiel. Au lieu des 24 heures initialement prévues, seulement 6 heures et demie seront accordées pour débattre des 11 articles de la loi.
Ce texte, porté par deux députés, Violette Spillebout du groupe EPR et Paul Vannier de la France Insoumise (LFI), a déjà rencontré des obstacles en conférence des présidents. Gabriel Attal, bien qu'abstenu auparavant, a décidé de le faire examiner sous le nom de Violette Spillebout, réduisant ainsi le temps d'examen.
« Ce petit jeu politicien, c'est insupportable »
Isabelle Maneveau, membre du collectif des victimes, qualifie cette situation de « manœuvre scandaleuse ». Elle souligne que les décisions politiques semblent davantage motivées par des jeux de positionnement que par le contenu essentiel de la loi : « C'est insupportable de voir la classe politique se diviser sur des questions qui devraient unir, surtout lorsque le bien-être des enfants est en jeu. » Cette loi, portée par un consensus parental et éducatif, ne devrait pas être limitée par des considérations électorales à court terme, qui pourraient compromettre le soutien nécessaire pour combattre les violences à l'école.
Les inquiétudes soulevées par des représentants de la société civile et des experts dans le domaine éducatif rappellent à tous l'urgence d'une législation solide et efficace pour protéger les enfants dans les établissements scolaires. Preuve que l'impact des décisions politiques va bien au-delà des salles de débats et touche à la vie de milliers de jeunes en France.







