La famille de Sarah Halimi, tragiquement assassinée en 2017 à Paris, sollicite la réouverture de l'instruction, persuadée de disposer de "nouveaux éléments" concernant le suspect, Kobili Traoré, dont la responsabilité pénale a été jugée inexistante.
Les avocats de la famille, Mes Olivier Pardo et Raphaèle Bialkiewicz, ont récemment soumis une requête à la cour d'appel. William Attal, le frère de la victime, a souligné son engagement à tout mettre en œuvre pour que Traoré soit jugé. Lors d'un entretien, il a insisté sur l'importance de faire reconnaître les souffrances subies par sa sœur et a qualifié l'incapacité à procéder à un procès d'indigne pour la France.
Le crime, qui a frappé une communauté, a été qualifié d'antisémite par la Cour de cassation, bien que cette dernière ait confirmé l'absence de procès en 2021. Traoré, alors âgé de 27 ans, a roué de coups la septuagénaire, criant "Allah Akbar" avant de la jeter du balcon, un acte qui a profondément choqué l'opinion publique.
Dans leur communiqué, les avocats de la famille soutiennent détenir des preuves que n'avaient pas les magistrats lors de précédentes investigations. Ils évoquent notamment la consommation antérieure de crack par Traoré, une préméditation ainsi que l'existence d'un enregistrement audio corroborant des pensées politiques et antisémites au moment des faits.
Les experts psychiatriques ayant examiné Kobili Traoré ont affirmé qu'il souffrait d'une "bouffée délirante" à ce moment-là, un diagnostic qui a facilité sa déclaration d'irresponsabilité. Malgré cela, les avocats avancent des éléments contradictoires sur son état mental au moment du crime, mettant en lumière un angle négligé par la justice.
Au cours d'une récente garde à vue, un psychiatre aurait attesté que Traoré ne présentait plus de symptômes délirants, ce qui soulève des questions quant à sa responsabilité. Les avocats de la défense, quant à eux, contestent ces nouvelles affirmations, insistant sur le fait que Traoré n'a jamais renoncé à son état de non-responsabilité.
Alors que l’affaire continue de faire des vagues, la pression monte pour que justice soit rendue et que l'on apporte des réponses aux questions soulevées par ce cas tragique, qui éveille les échos d'autres récits d'injustices passées. La famille Halimi est déterminée à poursuivre son combat pour que les vérités soient établies et que l'histoire ne se répète plus.
"L'affaire Sarah Halimi n’est pas terminée", affirment avec force Mes Pardo et Bialkiewicz, marquant ainsi leur engagement indéfectible dans cette quête de justice.







