Le parquet de Saint-Malo a confirmé, mardi, la mise en garde à vue du maire de Plouasne ainsi que d'un conseiller municipal et de deux autres individus. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'une enquête sur des actes de « violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Les événements tragiques se sont déroulés le 7 avril lors d’une intervention visant une femme de 66 ans.
Le procureur Fabrice Tremel a précisé que les élus souhaitaient « faire hospitaliser en psychiatrie » la sexagénaire en raison des troubles qu’elle causait à son voisinage. Selon des témoignages, ils l'ont empêchée de regagner son domicile. Des vidéos fournies par un témoin révèlent qu'au moins quatre personnes ont physiquement maintenu la victime au sol pendant une quinzaine de minutes en lui appliquant une pression.
Des méthodes controversées utilisées
L'enquête a également mis en lumière le fait que la victime avait les jambes attachées « avec une sangle et une corde précisée par deux des personnes présentes ». Deux autres élus, qui étaient également là, n'ont pas porté assistance à la femme. L'autopsie a retenu l'hypothèse d'un lien entre le décès et l'intervention des élus.
Le parquet a souligné qu'« aucun arrêté municipal d’hospitalisation sous contrainte » n'avait été pris ni de certificat médical délivré avant ces événements. Une information judiciaire a été lancée pour « crimes d’arrestation arbitraire ayant entraîné la mort » et « non-assistance à personne en danger ». Les implications d'un tel drame soulèvent des questions sur l'encadrement légal des interventions d'urgence et la prise en charge des personnes vulnérables.







