La commandante Jessica Deniau, à la tête de la compagnie de gendarmerie de Nontron (Dordogne), a récemment annoncé que la lutte contre les atteintes aux mineurs serait une priorité absolue pour l'année 2026. Lors de la présentation du bilan annuel, Deniau a souligné : « Cette lutte se poursuivra dans les mois à venir ». Selon elle, l'enjeu est crucial : « Pour moi, ça reste une priorité et ça le restera sous mon commandement. » Elle a ajouté que les violences peuvent être subies par des enfants de la part d'adultes, mais également entre eux.
Créer un climat de confiance pour les jeunes victimes
La compagnie de gendarmerie de Nontron dessert 125 communes et environ 75 000 habitants, avec une équipe de 111 militaires. Jessica Deniau a insisté sur la nécessité d'accroître la présence des gendarmes au sein des établissements scolaires : « L’enjeu pour nous, c’est d’être identifiés comme une ressource, une personne de confiance », a-t-elle déclaré. Des préoccupations sur la compréhension des limites du consentement subsistent, selon la commandante, et des actions sont mises en œuvre en collaboration avec la Maison de la protection des familles à Périgueux.
Une cellule dédiée pour un appui ciblé
En outre, une cellule d’intervention a été instituée, regroupant quatre gendarmes spécifiquement formés pour traiter les atteintes aux personnes, en particulier celles visant les mineurs. « Ces militaires se consacreront aux procédures nécessaires pour mieux répondre aux attentes et soutenir les victimes », a précisé Deniau, parlant de l'importance de suivre de près les plaintes et de maintenir des liens avec les acteurs judiciaires.
Une réalité alarmante en France
Jessica Deniau rappelle que même dans le Nontronnais, les atteintes aux mineurs sont une réalité, servant d'écho à la situation nationale où 160 000 enfants sont victimes d'agressions ou d'atteintes sexuelles chaque année. L'impact de ces violences touche aussi bien le milieu familial que scolaire, où « les incivilités peuvent rapidement dégénérer en agressions sexuelles ».
Pour la commandante, l'action de la gendarmerie doit embrasser tous les aspects de cette problématique. « Chaque jour, je constate qu'il y a des enfants qui souffrent », a-t-elle affirmé, précisant que l'objectif est « de rappeler la loi, de clarifier les limites et d'accompagner les victimes ».







