Face à l'augmentation des prix des carburants, Maud Bregeon, ministre de l'Énergie, a souligné que le gouvernement ne cédera pas aux demandes d'un blocage généralisé des prix. La stratégie sera au contraire de favoriser les aides spécifiques aux professions les plus touchées, comme les routiers, les taxis et les aides-soignants.
"Il n’y aura pas d’aide universelle, il n’y aura pas de blocage des prix", a-t-elle affirmé sur BFMTV.
Elle a également insisté sur la nécessité pour les distributeurs d'être raisonnables dans leurs prix. "Depuis le début du conflit, les marges des distributeurs sont restées similaires", a-t-elle ajouté, contredisant des allégations de profits indus.
De nouvelles aides bientôt annoncées
Le gouvernement a déjà mis en place un ensemble de mesures fin mars, limitées à avril 2026, pour soutenir les entreprises touchées par la crise énergétique, avec un budget d'environ 70 millions d'euros. Les nouvelles aides, qui seront annoncées prochainement, viseront à atténuer les impacts pour les travailleurs en difficulté, garantissant ainsi que personne ne sera laissé pour compte, comme l'a précisé Maud Bregeon.
Pas de budget rectificatif en vue
Concernant l'éventualité d'un budget rectificatif, elle a écarté cette option, soulignant que cela pourrait bénéficier au Rassemblement National qui prône une baisse de TVA sur les produits énergétiques. "Ce que le consommateur ne paie pas à la pompe demain, le contribuable le paiera plus tard par des réductions de crédits pour certains services publics ou par des hausses d'impôts", a-t-elle alerté.
"Il n'y a pas d'argent magique", a-t-elle ajouté en mettant en lumière les défis économiques actuels.
L'Italie, par comparaison, a choisi d'implémenter des réductions d’accises sur le carburant, mais les experts notent que l'effet a été limité à cause de la hausse des prix du pétrole, maintenant ainsi des prix supérieurs à 2 euros le litre dans certaines régions, comme le relèvent plusieurs médias italiens.
Pas de problèmes d'approvisionnement
Avec près de 20% des stations-service touchées par des ruptures de stock, Maud Bregeon a assuré qu'il n'y avait pas de problèmes d'approvisionnement en essence ou en diesel. "Ces interruptions sont dues à des défis logistiques, notamment dans le réseau TotalEnergies, où le plafond de prix a attiré une affluence accrue", a-t-elle mentionné.
"83% des stations touchées appartiennent au réseau TotalEnergies", a-t-elle ajouté.
Depuis le début du conflit, TotalEnergies a fixé le prix de l'essence à 1,99 euro par litre et du diesel à 2,09 euros, bien que cette mesure soit prévue jusqu'à une date précise récente.







