Ce mardi 10 mars 2026, les syndicats CGT et Sud ont installé un bureau de recrutement fictif devant le CHU de Nantes. Bien que la démarche ne soit pas officielle, elle vise à attirer l’attention sur une réalité alarmante : l’hôpital a besoin d’un renfort de 1 400 professionnels.
Olivier Sabin, représentant de la CGT, a souligné : Il y a 9 000 agents paramédicaux au CHU, auxquels s’ajoutent 13 000 salariés, médecins compris. Les services sont au bord de la rupture. Pour améliorer la situation, nous avons besoin d’un véritable renfort dans les services d’infirmiers et d’aides-soignants.
Les CV déposés durant cet événement fictif seront par ailleurs transmis à la direction, selon les syndicats.
« Des candidats, il y en a »
Face aux déclarations de la direction qui évoquent des difficultés d’embauche, le syndicat reste ferme : Des candidats, il y en a. Actuellement, 12 % des contractuels peuvent devenir permanents.
Le besoin est pressant, notamment dans le service de néphrologie, où l’on traite des maladies rénales. Selon les militants, il faudrait 18 postes d’infirmiers, six aides-soignants et deux agents de service
pour que le fonctionnement se fasse de manière optimale.
Le manque de personnel se fait également ressentir avec des conséquences directes sur la qualité des soins : Il manque des coursiers pour gérer le transport des bilans sanguins. Les agents doivent donc interrompre leurs tâches pour pallier ces problématiques,
a-t-on observé sur le terrain.
En milieu de journée, environ 400 personnes ont manifesté dans les rues de Nantes, représentant majoritairement le secteur de la santé.La direction du CHU organise un job dating le jeudi 19 mars de 10 h à 15 h, à l’hôpital Saint-Jacques. Des formations d’aide-soignant et d’infirmier sont également prévues pour attirer de nouveaux talents.







