L'entrepreneur Patrick Puy a officiellement soumis une offre de reprise pour la verrerie Arc, actuellement en redressement judiciaire depuis janvier 2026. L'annonce a suscité un grand intérêt, car Puy, ancien président d'Arc entre 2013 et 2015, promet une politique de "zéro licenciement".
Dans un communiqué partagé avec l'AFP, il a indiqué son intention d'investir entre 60 et 70 millions d'euros dans l'usine située à Arques, Pas-de-Calais. Bien que les sources de financement n'aient pas encore été révélées, cet investissement viserait à relocaliser en France une partie essentielle des activités du groupe tout en développant de nouvelles opportunités en phase avec le marché.
Experts du secteur, comme ceux de Franceinfo, estiment que cette démarche pourrait revitaliser le site et renforcer son empreinte locale. "Rendre les industries françaises compétitives nécessite un retour aux sources, surtout pour un produit aussi emblématique que le verre", souligne un analyste.
Puy, qui a une expérience notable dans la gestion de crises, ayant dirigé plusieurs entreprises comme Moulinex et Go Sport, se montre rassurant quant à la pérennité des emplois : "C'est zéro licenciement", a-t-il affirmé lors d'une conférence, engageant ainsi sa parole sur l'avenir des employés de la verrerie.
Le Groupe Arc, qui dispose également d’usines aux États-Unis, en Chine et aux Émirats Arabes Unis, envisage potentiellement des cessions de ses sites en Amérique et en Asie. Cependant, concernant le site au Moyen-Orient, Puy a précisé : "Ce marché, proche de l'Europe et en pleine dynamique, doit être conservé".
Les candidats à la reprise d'Arc ont jusqu'au mercredi 28 janvier pour soumettre leurs propositions au tribunal de commerce de Lille Métropole. En plus de Puy, Timothée Durand, héritier d'une des familles propriétaires, a également manifesté un intérêt pour la reprise, mais sa vision inclut un redimensionnement de l'usine, ce qui pourrait entraîner des inquiétudes sur des suppressions d’emplois.







