Face à l'accumulation des retards, le Medef exprime son impatience. Dans un communiqué publié mardi, l'organisation patronale appelle à ce que le projet de loi de simplification de la vie économique soit enfin voté, alors qu'il a été repoussé en raison de divergences au sein du Parlement.
"Il est urgent d'appliquer un choc de simplification" car "l'inflation normative et la lourdeur administrative entravent les investissements, nuisent à l'activité et affectent l'emploi," a souligné le Medef.
Le Medef exhorte donc à réinscrire ce texte à l'ordre du jour parlementaire, considérant cela comme un pas essentiel pour restaurer la confiance des entrepreneurs.
Accord en commission mixte paritaire
Le projet de loi avait reçu un accord en commission mixte paritaire, mais le gouvernement a décidé de repousser son examen à l'Assemblée nationale et au Sénat à une date non déterminée.
En cours d'élaboration depuis presque deux ans et traversant quatre gouvernements successifs, cette législation vise à alléger la bureaucratie pour les entreprises et à encourager les investissements industriels en France.
Le Medef, tout en reconnaissant que le texte est "perfectible", est convaincu qu'il représente des avancées significatives pour le monde de l’entreprise.
"Depuis plus d'une décennie, les gouvernements annoncent des 'chocs de simplification' sans réelle action contre l'inflation normative" s'inquiète l'organisation patronale.
Elle souligne que, sur les dix dernières années, les régulations ont drastiquement augmenté : "Le Code de la consommation a crû de 53%, celui de l'environnement de 43%, celui de la santé publique de 41%, et d'autres codes de travail et de commerce ont affiché des hausses similaires, ce qui est alarmant pour le secteur économique".







