Plus de 2000 personnes ont silencieusement défilé à Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, en mémoire de Camélia, âgée de 17 ans et victime présumée de harcèlement scolaire, qui a tragiquement mis fin à ses jours le 13 janvier dernier.
« Parlez » du harcèlement scolaire, a imploré l'oncle de Camélia, Salim Ayachi, lors de cette marche qui a réuni familles et élèves, faisant écho au besoin urgent de rompre le silence qui entoure ce fléau.
Devant le lycée où était scolarisée Camélia, il a déclaré : « Les mots des enfants étouffés par le silence des adultes finissent par tuer ». Une déclaration poignante dans un contexte tragique où la jeunesse se sent souvent isolée face à ses souffrances.
Épaulée par le soutien de nombreux élèves et familles, la manifestation a été marquée par des banderoles telles que « Ensemble contre le harcèlement scolaire » et « Un mot peut blesser, un mot peut sauver ».
Appel au calme et à l'action
Suite à ce drame, deux enquêtes judiciaires ont été ouvertes pour examiner le harcèlement ayant potentiellement conduit au suicide de la jeune fille. La famille de Camélia a déposé une plainte, selon une annonce du procureur de Meaux, rapportée par Le Monde.
Lors de son discours, M. Ayachi a souligné l'importance de la parole, déclarant : « Se taire, c'est laisser mourir ». Il a partagé que Camélia avait subit des brimades au quotidien, et a appelé les parents et les établissements scolaires à prendre leurs responsabilités en agissant de manière transparente.
Le procureur a également mis en garde contre des critiques publiques qui pourraient nuire à l'investigation et à ceux qui sont mis en cause. L’appel est clair : il est temps de donner une voix aux victimes de harcèlement scolaire et d’instaurer un véritable dialogue autour de ce sujet urgent.







