À l’aube de 2026, la situation des restaurateurs des Pays de la Loire est préoccupante. Alors que le secteur s'évertue à attirer des clients, la réalité est froide : de moins en moins de consommateurs se rendent au restaurant et ceux qui le font préfèrent utiliser leurs tickets-restaurants dans des commerces de proximité.
« Nous assistons à une véritable baisse de la volonté de sortir pour dîner », explique Alexandre Thiebaud, président régional de l’URMIH. Les hôtes des établissements notent une tendance à la prudence face aux dépenses, ce qui impacte directement le nombre de repas d'affaires et de séminaires. Ce phénomène est particulièrement accentué depuis les derniers mois de l'année, avec une baisse significative de l'attractivité des restaurants et des établissements.
À La Baule, lors des vacances de la Toussaint, la situation a temporairement semblé s'améliorer, mais cette reprise ne fait pas oublier les difficultés persistantes. Avec des entreprises qui resserrent leurs budgets, la fréquentation des lieux de restauration est en chute libre. « Les dossiers de faillites s'accumulent dans les tribunaux de commerce », souligne un restaurateur local, faisant écho à une tendance alarmante observée par plusieurs experts du secteur.
En parallèle, la collecte des tickets-restaurants montre également un déclin. Selon les chiffres fournis par Thiebaud, la collecte a chuté de 45 % au cours des six premiers mois de l'année, une tendance qui ne s'inverse pas. Les personnes privilégient l'utilisation de ces titres pour faire leurs courses, repoussant ainsi l'idée de sortir pour manger.
Les restaurateurs des Pays de la Loire doivent donc s'interroger sur leur modèle économique. Ils sont appelés à repenser leurs offres pour s'adapter à une clientèle plus exigeante qui privilégie la qualité et l'expérience. L'avenir de l'industrie de la restauration dans cette région dépendra de sa capacité à s'ajuster face à ces nouveaux défis. Selon une enquête menée par l'Insee, les consommateurs mettent désormais l'accent sur l'authenticité des produits et l'expérience client.
Les professionnels doivent rester souples et innovants pour retrouver l’attrait d’un métier en constante évolution. « Nous devons redoubler d'efforts pour séduire les clients », conclut Thiebaud, avec une note d'espoir pour l'avenir malgré les difficultés présentes.







