Alors que les Français souffrent de températures négatives, Mohamed, un locataire de l’Opac à Compiègne dans l’Oise, vit un véritable cauchemar dans son appartement, comme le rapporte Le Parisien. Avec des températures oscillant entre 25 et 30 °C, il est contraint de s'adapter à des conditions de vie inacceptables.
"Je me promène en short et tongs alors qu'il fait -3 °C dehors, c'est surréaliste", confie cet homme de 50 ans. Le hic ? Le système de chauffage au sol de l'immeuble, visiblement déréglé, ne laisse que peu de répit. Même avec les fenêtres ouvertes, la température ne descend qu'à 24 °C, un soulagement temporaire car les travaux de rénovation en cours rendent l'ouverture des fenêtres difficile, exposant Mohamed aux poussières.
Les soucis de températures élevées avaient initialement été attribués à des travaux d'isolation thermique. Cependant, l’Opac a précisé que la configuration du chauffage, avec des sous-stations alimentant plusieurs bâtiments, était à l'origine du problème. "L'absence de vannes d’équilibrage rend impossible une régulation adéquate des températures", a expliqué un représentant de l’organisme immobilier. Après plusieurs tentatives infructueuses d'intervention de la part d’Engie Solutions, l’Opac a commandé des vannes d’équilibrage, une solution attendue pour rétablir une température plus supportable dans les logements.
Les experts en logement précisent que cette situation illustre une problématique plus large en matière de gestion des systèmes de chauffage dans les grands ensembles. Selon une enquête récente, environ un résident sur dix en Île-de-France se trouve en situation de mal-logement, ce qui aggrave des circonstances déjà précaires pour de nombreuses familles. Les témoignages de locataires comme Mohamed mettent en lumière l'urgence d'une réponse adaptée pour améliorer la qualité de vie dans ces habitats.







