Le 4 juin, la criée de Brest a officiellement inauguré sa nouvelle ligne automatisée de tri, une avancée majeure dans le processus de modernisation du site. Ce projet de près de 1,5 million d'euros a bénéficié d'un soutien financier remarquable, avec 80 % des coûts pris en charge par la Région Bretagne.
Grâce à cette technologie, le quotidien des 16 salariés permanents s'est transformé. « Avec un simple bouton, le robot manipule les caisses de poissons, ce qui réduit considérablement les efforts physiques nécessaires », explique Ronan Floch, directeur d'exploitation. Cette nouvelle ligne, opérationnelle depuis plusieurs semaines, a déjà permis de traiter 2 800 tonnes de produits tels que poissons, coquillages et crustacés.
Pour Régis, chef d'équipe depuis 21 ans, cet investissement est une véritable révolution. « C'est le jour et la nuit ! » se réjouit-il, ajoutant que la machine permet d'augmenter le rythme de travail tout en garantissant de meilleures conditions de santé pour le personnel, crucial dans un contexte de difficultés de recrutement.
Christophe Hamel, directeur général de la Société de la criée de Brest, précise que si la robotisation vise à améliorer la productivité, l’objectif principal est de réduire la pénibilité. « La machine ne remplace pas les agents ; elle les aide à se concentrer sur le tri, une tâche valorisante », souligne-t-il.
Le soutien financier de 1,4 million d'euros a été essentiel pour ce projet, comme le confirme Loïg Chesnais-Girard, président de la région. « Nous avons investit plus de 50 millions d’euros dans les criées de Bretagne au cours des sept dernières années. Ces investissements sont essentiels pour soutenir la filière pêche locale », déclare-t-il.
En 2022, la criée de Brest a enregistré son meilleur chiffre d’affaires depuis sa création en 1992, avec près de 19 millions d'euros, marquant une augmentation de 25 % par rapport à l'année précédente. Bien que le volume de produits soit inférieur à celui d'autres criées bretonnes, la criée de Brest se classe 12e en France en termes de prix moyen du kilo (6,65 euros), derrière Audierne qui affiche 10,65 euros.







