Le constructeur automobile Stellantis, issu de la fusion entre Fiat Chrysler et PSA, a récemment présenté son plan de développement lors d'une journée spéciale dédiée aux investisseurs à Auburn Hills, Michigan. Avec un investissement de 60 milliards d'euros sur les cinq prochaines années, l'entreprise vise un chiffre d'affaires impressionnant de 190 milliards d'euros d'ici 2030, marquant une montée significative par rapport aux 154 milliards annoncés pour 2025.
Ce programme ambitieux s'articule autour de quatre marques phare : Jeep, Ram, Peugeot et Fiat. Stellantis mise également sur une forte expansion de ses activités en Amérique du Nord. Selon le directeur financier Joao Laranjo, l'introduction de plus de 60 nouveaux modèles, ainsi qu'une refonte majeure de près de 50 autres, devraient contribuer à une augmentation de 23% des revenus sur la période donnée.
Le groupe prévoit une marge opérationnelle de 7% d'ici 2030, après une année 2025 difficile, où celle-ci affichait une perte de 0,5%. Dans ce contexte, Stellantis estime qu'il pourra générer un flux de trésorerie positif d'ici 2027, atteint 6 milliards d'euros d'ici 2030.
Réduction des coûts et optimisations prévues
Sur cette période, l'entreprise entend également réduire ses coûts annuels de 6 milliards d'euros d'ici 2028. Une stratégie de redressement qui devrait se poursuivre jusqu'en 2030. Joao Laranjo a souligné que les résultats du premier trimestre illustrent que le groupe est sur la bonne voie.
Ces objectifs financiers visent à créer une croissance durable, affirmer la flexibilité financière et augmenter la valeur pour les investisseurs. Malgré une perte nette significative de 22,3 milliards d'euros en 2025 – l'une des plus importantes enregistrées par un groupe français – Stellantis affiche une volonté de redressement et d'innovation dans un secteur automobile en pleine transformation, notamment face aux enjeux liés aux véhicules électriques.
Au-delà des chiffres, l'approche de Stellantis illustre un tournant majeur dans l'industrie automobile et une volonté manifeste de rivaliser avec les leaders du marché électrique. Ce sont des ambitions que les analystes suivront de près dans les années à venir.







