l'annonce des Emirats Arabes Unis de leur sortie de l'OPEP n'aura pas d'impact immédiat sur les prix du pétrole à la pompe. le pays lui-même reconnaît que cette décision s'inscrit dans une "vision économique et stratégie de long terme", sans tendance significative à court terme.
"dans l'immédiat, cette décision n'aura aucune influence sur le marché" déclare Philippe Chalmin, économiste et expert en matières premières.
l'Iran maintient un contrôle strict sur le détroit d'Ormuz, ne laissant passer que quelques cargaisons, y compris du gaz naturel liquéfié, comme l'indique BFMTV. tant que ce passage stratégique reste fermé, les Émirats ne pourront pas exploiter pleinement leur potentiel pétrolier.
"une fois le détroit rouvert, tous les pays producteurs devraient augmenter leur production" fait savoir Chalmin, soulignant que pour l'instant, la situation s'avère plutôt stable.
désaccord sur les quotas
à long terme, les prix pourraient cependant baisser, surtout si les conflits et obstructions se résolvent. cela serait bénéfique pour les citoyens européens et pourrait atténuer les préoccupations de la Maison Blanche face à la flambée des prix.
"les Émirats, avec l'Arabie saoudite, possèdent l'une des rares capacités de réserve significatives au sein de l'OPEP", souligne Jorge Leon, analyste chez Rystad.
les Émirats comptent déjà plus de 4 millions de barils par jour de capacité de production, avec des projections pouvant atteindre plus de 5 millions d'ici 2027. cette décision de quitter l'OPEP reflète leur désaccord stratégique avec Riyad en matière de quotas de production, où plusieurs membres de l’OPEP préfèrent flexibiliser leur production plutôt que d’être contraints.
"le système de quotas commence à paraître comme un manque à gagner", constate Jorge Leon. ce mécontentement n’est pas unique aux Émirats, plusieurs autres pays africains ont également exprimé un désir de quitter l’OPEP face aux restrictions actuelles.
la sortie des Émirats marque ainsi une fissure diplomatique notable, entre Mohammed ben Zayed, président des Émirats, et Mohammed Ben Salmane, prince héritier d'Arabie saoudite, dont les relations sont déjà tendues.







