Les 24, 25 et 26 avril derniers, Nuits-Saint-Georges a accueilli le salon Habitat'Nuits, mais le climat était loin d’être festif pour les exposants. La conjoncture actuelle, marquée par la hausse des prix des carburants et la baisse de la TVA, a pesé lourdement sur le moral des artisans.
Actuellement, les prix des carburants continuent d’atteindre des sommets, dépassant les deux euros dans certaines stations-service, en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. En parallèle, la flambée des coûts des matériaux et la diminution des aides gouvernementales rendent la situation d'autant plus compliquée pour les professionnels du bâtiment.
Dans les allées du salon, les discussions tournent inévitablement autour de ces défis économiques. Cédric Jeannin, plombier-chauffagiste à Vosne-Romanée, partage son ressenti : "On fait tous la grimace. La TVA a doublé pour certaines chaudières, ce qui pèse sur le portefeuille des particuliers. Les solutions comme les chaudières hybrides sont désormais bien plus coûteuses."
Quid de l'avenir ?
Xavier, en charge de la communication dans une entreprise de rénovation énergétique, exprime également son inquiétude : "On ne sait jamais sur quel pied danser. Les changements sont fréquents et déstabilisants pour nous tous. Une plus grande stabilité serait appréciable." Malgré ces préoccupations, il note que les artisans conservent un carnet de commandes actif, principalement grâce à des projets déjà engagés avant la crise.
Les prix des carburants pèsent
Toutefois, cette situation ne peut perdurer indéfiniment. Christian Delin, président de l’association organisatrice du salon, souligne : "Il est crucial de se rassembler en ces temps difficiles. L’adage ‘quand le bâtiment va, tout va’ n’a jamais été aussi pertinent, et actuellement, le bâtiment ne va pas. Des efforts sont nécessaires pour maintenir vivantes les perspectives pour notre région."
Les artisans, tels que Cédric Jeannin, ressentent également les effets de cette crise à travers leurs dépenses croissantes. Beaucoup adaptent leur fonctionnement pour réduire les coûts de déplacement, en réorganisant leurs équipes pour optimiser les trajets. Une situation qui souligne la résilience du secteur face à une économie incertaine.







