Soupçonné d'avoir fraudé plus d'un million d'euros en commercialisant plus de 44 000 faux arrêts maladie, un jeune homme de 25 ans a été mis en examen début avril à Paris pour "exercice illégal de la médecine", entre autres accusations, et placé en détention. L'individu a été localisé près de Nantes et arrêté le 31 mars, avec une mise en examen intervenue le 3 avril, selon des informations relayées par Le Parisien.
"Il a été placé en détention provisoire", a indiqué une source proche du dossier, précisant que l'incarcération se déroulait à Fleury-Mérogis (Essonne).
Le suspect fait face à sept charges, notamment "exercice illégal de la médecine via un réseau de télécommunication", "escroquerie en bande organisée", "faux", "association de malfaiteurs" et blanchiment d'argent.
Sanctions potentielles : jusqu'à 10 ans d'emprisonnement
Le parquet de Paris, qui a transféré l'affaire à la brigade de lutte contre la cybercriminalité en août 2025, a révélé que le système permettait de générer des arrêts de travail moyennant 21 euros chacun.
"Les produits frauduleux ont été évalués à plus d'un million d'euros pour 44 000 arrêts maladie contrefaits", a ajouté le parquet.
Le jeune homme est également poursuivi pour la "collecte illicite de données personnelles" et pour avoir mis en ligne un outil facilitant la fraude sociale. Les peines encourues vont jusqu'à 10 ans de prison et une amende de un million d'euros.







