Une porte-parole de la Commission européenne, Anna-Kaisa Itkonen, a tenté de rassurer le public en affirmant qu'« à l'heure actuelle », aucune pénurie de carburant n'était constatée au sein de l'Union européenne. Toutefois, elle a mis en garde contre de potentielles difficultés d'approvisionnement en kérosène, « principale source de préoccupation », dans un « avenir proche », en raison des tensions persistantes au Moyen-Orient.
La semaine dernière, une alerte était également émise par l'association des aéroports européens. Ils avaient évoqué le risque d'une « pénurie systémique » de kérosène si la situation dans le détroit d'Ormuz, passage clé pour le transport maritime, n'était pas stabilisée d'ici fin avril. Cette voie maritime, stratégique pour le transit d'environ 20% du kérosène mondial, est actuellement bloquée par l'Iran, en riposte à des frappes israélo-américaines depuis fin février.
Ce conflit a déjà eu un impact significatif sur les prix du kérosène, qui ont augmenté même plus rapidement que ceux du pétrole, poussant de nombreuses compagnies aériennes à reconsidérer leurs tarifs et à suspendre certains vols pour des raisons de sécurité ou de rentabilité, témoigne un rapport de l'AFP.
Des experts en économie de l'énergie alertent sur les répercussions d’une telle situation sur l'ensemble de l'industrie aéronautique. Selon Jean-Pierre Cazenave, spécialiste des marchés énergétiques, « la hausse des coûts du kérosène peut entraîner une réduction des capacités de transport, impactant non seulement le secteur aérien mais aussi le commerce international ».







