Le 2 avril, le gouvernement français a annoncé une initiative stratégique pour relancer des appels d’offres destinés à développer l’éolien terrestre et en mer, ainsi que le photovoltaïque. Cette démarche vise à accroître la production d'électricité et à réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles dont les prix explosent, principal impact de la guerre actuelle au Moyen-Orient.
« C’est un honneur pour moi d’annoncer cette relance », a déclaré Maud Bregeon, ministre déléguée à l’énergie, lors d’une conférence de presse à Bercy. Cette relance fait partie de la feuille de route énergétique de la France (PPE), présentée le 13 février dernier, qui s'inscrit dans un cadre plus large de transformation durable du paysage énergétique français.
Pour l’éolien en mer, le gouvernement a récemment défini des zones de déploiement et des critères essentiels. « L’objectif 2035 est d’ajouter quinze gigawatts supplémentaires, dont cinq gigawatts déjà attribués. Nous lançons donc les dix gigawatts restants », a précisé Roland Lescure, ministre de l’économie.
Deux appels d’offres pour le photovoltaïque sont à venir en juillet, tandis qu'un appel d'offres pour l'éolien terrestre est prévu pour mai. Cette action constitue un effort significatif pour fusionner les appels d’offres 9 et 10, lauréats attendus d’ici fin 2026-début 2027, comme l’a indiqué le ministère à Bercy.
Objectif : 60 % d’énergie décarbonée
Ce projet vise à obtenir une puissance cumulative d’environ dix gigawatts, distribués entre cinq gigawatts pour l’éolien posé et cinq pour l’éolien flottant, répartis le long de façades maritimes telles que Fécamp-Grand-Large et Bretagne-Nord-Ouest.
D'après une étude récente de l'Observatoire de l'énergie, la PPE ambitionne de rééquilibrer la consommation finale en réduisant la part des énergies fossiles de 60 % à 60 % d'énergie décarbonée d'ici 2030, et à 70 % d'ici 2035. Ces efforts viennent compléter la volonté d'accroître la production nucléaire déjà existante avec la construction de six nouveaux réacteurs EPR2, le premier devant être opérationnel en 2038.







