L’automne est la saison idéale pour mettre en place ou enrichir un compost. Avec des ingrédients tels que les feuilles mortes, les tailles de haies, et les déchets de cuisine, vous pouvez créer un mélange nutritif qui enrichira le sol de votre jardin au printemps. Un compost bien élaboré deviendra un amendement naturel de qualité, améliorant la structure du sol et soutenant la croissance des plantes.
Choisir les bons matériaux pour un compost réussi
La première étape pour obtenir un compost de qualité est de sélectionner judicieusement les matières organiques. On divise celles-ci en matières brunes et matières vertes.
Les matières brunes, riches en carbone, apportent une structure essentielle à l’aération du compost. Cela inclut des éléments comme les feuilles mortes, la paille, et le carton déchiqueté. En contrepartie, les matières vertes apportent de l’azote, comprenant les déchets de cuisine comme les épluchures de légumes et les restes de café.
Les feuilles mortes sont particulièrement adaptées à cette période car elles sont abondantes. De plus, les tailles d’arbustes doivent être broyées pour en faciliter la décomposition. Les épluchures de légumes enrichissent le mélange en azote, favorisant ainsi la fermentation.
Il est crucial de mélanger ces deux types de matières en respectant un équilibre, idéalement deux tiers de matières brunes pour un tiers de matières vertes, garantissant une bonne aération.
Préparer et installer efficacement le compost
Prenez soin de préparer une base drainante pour votre compost. Débutez par une couche de branchages au fond du bac ou du tas pour favoriser l’écoulement de l’eau et l’aération. Ensuite, déposez les matériaux en couches alternées de matières brunes et vertes.
Pensez à couper les déchets de cuisine en petits morceaux pour faciliter leur décomposition. Évitez d'ajouter de la viande ou des produits laitiers qui peuvent attirer les nuisibles.
Quant à l’emplacement, choisissez un sol perméable, jamais sur du béton. Un endroit légèrement ombragé et abrité du vent est préférable. Cela réduit le risque de dessèchement du tas.
Entretenir et aérer votre compost
Le compostage demande de l’oxygène. Ainsi, retournez le tas régulièrement toutes les deux à trois semaines à l’aide d’une fourche. Ce retournement vous permet aussi de vérifier l’humidité du compost, qui doit être comparable à une éponge bien essorée. En cas de sécheresse, ajoutez de l’eau progressivement.
Un compost qui dégage de mauvaises odeurs fréquentes est généralement le symptôme d’un déséquilibre ou d’un manque d’aération. Pour prévenir cela, alternez constamment matières brunes et vertes et évitez d’entasser les déchets de cuisine sans les recouvrir.
Un compost bien géré nécessite un suivi régulier. La température du tas doit monter naturellement grâce à la décomposition, ce qui témoigne de l’efficacité du processus. En général, il faut de 6 à 12 mois pour qu’un compost devienne mature, après quoi il doit être tamisé pour écarter les gros morceaux non décomposés.
Utilisation du compost d’automne
Le compost final constitue un amendement naturel parfait pour les massifs et potagers. Il peut être intégré à la terre avant plantation ou utilisé comme paillage pour les plantes.
L’art du compostage d’automne montre que rien ne se perd dans la nature. Chaque déchet trouve sa place dans le cycle de la vie, transformant les résidus en ressources précieuses pour enrichir le sol.







