Le calme semble être revenu ce dimanche matin aux Gibjoncs, à Bourges. Une vingtaine de CRS ont été mobilisés afin de restaurer l'ordre après une récente flambée de violences ciblant les forces de police. Ce quartier lutte intensément contre un trafic de stupéfiants qui est depuis quelques temps à l'origine de tensions.
Une réponse ferme pour afficher l'intransigeance des autorités
Les réactions face aux attaques contre la police à Bourges ont été unanimes. Dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 janvier, une voiture de la brigade anti-criminalité a été prise pour cible par des tirs de mortiers d'artifice. En parallèle, les futurs locaux de la police municipale ont été volontairement incendiés, impliquant également des mortiers d'artifice. Cet incident a provoqué des réactions à la fois locales et nationales, incluant une intervention directe du ministre de l'Intérieur.
Des CRS déployés depuis samedi soir
Le déploiement des CRS a débuté samedi soir, à la suite d'une demande expresse de Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur qui suit de près la situation. En réponse à ces attaques, plusieurs fourgons de police sont désormais visibles dans le quartier des Gibjoncs. L'objectif est clair : rappeler la présence de l'État et assurer la sécurité de tous, tout en maintenant l'ouverture imminente du poste de police, prévue pour mars. Yann Galut, le maire de Bourges, a affirmé : "Je reste déterminé. Nous devons occuper le terrain et renforcer la sécurité pour prévenir ces incidents à l'avenir."
Des attaques en représailles liées à la lutte contre le trafic de drogue ?
L'enquête en cours vise à identifier les responsables de ces actes, mais il est largement supposé que ces deux attaques sont en lien avec la lutte accrue contre le trafic de stupéfiants dans le quartier. Récemment, un point de deal a été démantelé, ce qui soulève la question des représailles. "La présence policière dérange nos adversaires et fragilise leurs opérations", a commenté Yann Galut. Il ajoute : "Si la République recule, les dealers et leur narcotrafic s'installeront durablement."
Un sujet éminemment politique
À Bourges, la sécurité constitue un enjeu clé à l'approche des élections municipales. Les candidats politiques ont donc réagi vigoureusement à ces événements. Yann Galut, sur ses réseaux sociaux, a réaffirmé son soutien à la police municipale : "Nous renforcerons les moyens pour assurer la sécurité de tous dans les années à venir." Cependant, il fait face à des critiques. Hugo Morel, membre du Rassemblement national, a reproché à la municipalité son laxisme face à l'insécurité croissante. De son côté, Philippe Mercier, candidat de la droite, a appelé à l'unité pour faire face à ces défis. La situation reste donc tendue dans un contexte où la sécurité est plus que jamais au cœur des préoccupations des habitants.







