Christian, 59 ans, a récemment partagé son parcours professionnel et le montant de sa retraite, après avoir fait un choix déterminant en 2011. En restant agents activement classés, il a pu bénéficier d'un départ anticipé.
Son parcours a commencé dès 1977, lors d'un job d'été dans les cuisines de l'hôpital où travaillait sa mère. Au fil des années, il a exercé presque 41 ans à l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris (AP-HP), passant de plongeur à agent en salle, puis aidant-soignant avant de devenir infirmier grâce à une promotion professionnelle. Diplômé en 1989, il a principalement travaillé en service de pneumologie.
Un départ anticipé pour carrière longue
En 2011, dans le cadre de la réforme des statuts des infirmiers hospitaliers, Christian s'est retrouvé face à un choix crucial : rester en catégorie active (B) pour pouvoir partir plus tôt ou passer en catégorie sédentaire (A) avec un meilleur salaire à la clé. Il a opté pour la première alternative, investi dans sa carrière et a préféré conserver la souplesse d'un départ anticipé. Pour lui, la pénibilité liée à son travail justifiait ce choix, malgré l'absence de changement de statut.
Une baisse de revenus de 20 % à la retraite
Pour les fonctionnaires, la retraite est généralement fixée à 75 % (jusqu'à 80 % avec les bonifications) des six derniers mois de traitement indiciaire. Christian, avec un traitement brut d'environ 2 700 €, voyait ses primes ajouter une somme significative à sa rémunération, représentant près de 20 % de ses revenus. Toutefois, à sa retraite, il perçoit actuellement un montant brut de 2 000 € avec une légère augmentation de 30 €/mois depuis 2022 grâce à sa retraite additionnelle.
Malgré une baisse de 650 € par mois, soit environ 25 % de son ancien salaire, la présence d'un second revenu familial lui a permis d'absorber cette perte avec moins d'impact. Il a également profité de son épargne pour partir six mois plus tôt, en septembre 2018, tout en bénéficiant d'un salaire complet. Bien qu'il ait repris le travail brièvement durant la pandémie, il se dit soulagé d'avoir fait le choix d'arrêter, tant physiquement que psychologiquement.







