La coopérative Eureden, située à Guichen en Ille-et-Vilaine, a subi un vol significatif le 23 mars. Pas moins de dix tonnes d'engrais ont été dérobées, et la gendarmerie est sur la piste des suspects.
Les prix des engrais, essentiels pour la saison printanière, ont récemment explosé, doublant par rapport à leur coût d'avant la guerre au Moyen-Orient. Ce contexte économique a facilité le vol de ces ressources précieuses. Un agent de la gendarmerie a commenté : "Les périodes liées à l'épandage laissent souvent ces produits en zones vulnérables, ce qui attire des voleurs bien organisés capables de frapper rapidement et discrètement. Il est crucial de sécuriser les sites : éclairer les zones de stockage, restreindre l'accès et signaler toute activité suspecte."
La gendarmerie d'Ille-et-Vilaine a noté une augmentation des vols d'engrais, en corrélation avec l'escalade des prix des produits azotés comme l'ammonitrate et l'urée. "Le vol récent de plus de dix tonnes témoigne de l'attrait grandissant pour ces marchandises", observe un porte-parole.
Du côté des agriculteurs, la situation suscite un mélange de précautions et d'optimisme. Loïc Guines, président de la chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine, tempère les inquiétudes, affirmant qu'il faut éviter de céder à la psychose. Il précise que la hausse des prix des engrais ne date pas d'hier, commentant : "Cela fait longtemps que les coûts ont commencé à augmenter, bien avant ce vol."
Cependant, Cédric Henry, président de la FDSEA 35, met en garde contre le risque croissant de vols à l'approche de la saison des semis : "Les agriculteurs doivent stocker des quantités importantes d'engrais, ce qui rend leur sécurisation complexe. Si la situation persiste, l'inquiétude pourrait être légitime."







