Ce samedi 28 mars marque un tournant pour la ville de Brest, avec le départ de François Cuillandre, maire depuis 2001, au profit de Stéphane Roudaut. Le nouveau conseil municipal se réunira à 10h30 pour élire les nouveaux élus, laissant derrière lui une gauche en crise.
Avec seulement 11 élus sur 55, la gauche formée par des représentants du PS, des Écologistes, du PCF et de LFI doit faire face à une réalité politique difficile. La fragmentation du groupe, composé de trois verts, de trois socialistes et d'un communiste, pourrait compliquer son efficacité. Glen Dissaux, un des responsables écologistes, reste optimiste malgré tout : "Ce ne sera pas une traversée du désert. Il sera long de rétablir nos forces, mais les écologistes et la gauche continueront à se battre".
De son côté, Dissaux s'attend à des luttes acharnées face à la nouvelle majorité : "Il se pourrait qu'on découvre, derrière un discours de renouveau et d'alternance, une vraie politique de droite qui mettra en péril les plus fragiles". Pour lui, la vigilance est de mise, notamment concernant la défense des causes écologiques.
LFI se revendique "leader de l'opposition"
Traduit par la dissidence de LFI, les tensions s'amplifient. Les Insoumis, après avoir été parte prenante d'une alliance électorale fragile, se sont regroupés sous la houlette de Cécile Beaudouin : "On est le groupe le plus nombreux, donc automatiquement les leaders de l'opposition", affirme-t-elle. Pour Beaudouin, l'autonomie est essentielle et elle prévient : "On ne compte pas désorganiser le conseil, mais notre voix sera forte".
En dépit de la défaite, LFI s'érige en force politique rédemptrice. Cécile Beaudouin prévoit de profiter de cet espace pour modeler la nouvelle gauche à Brest : "Ce que nous bâtirons dans les prochaines années sera d'une importance capitale pour l'avenir de la gauche en ville".







