Environ 10 000 locataires de l’Opac Quimper Cornouaille s'apprêtent à voir leur loyer augmenter de 1,04 % en 2026. Cette décision a suscité de vives critiques de l'association Consommation logement et cadre de vie (CLCV), qui qualifie cette hausse de injuste
. Cependant, l’Office public d’aménagement et de construction (Opac) considère cette augmentation comme plutôt modeste
, en raison de charges en forte progression, notamment d'une dette de 400 millions d'euros.
Le président de l'Opac, Marc Andro, a justifié cette décision en rapportant la hausse des coûts d'entretien et des services liés aux logements sociaux. En effet, l'Opac a investi significativement pour améliorer les conditions de vie dans ses habitations et répondre aux normes énergétiques de plus en plus strictes.
La CLCV, de son côté, a souligné les difficultés financières rencontrées par les locataires, en précisant que 25 % des locataires HLM peinent à payer leur loyer, et 13 % sont déjà en situation d’impayé. Une porte-parole de l'association a déclaré : Beaucoup sont contraints de recourir à des crédits à la consommation juste pour payer leur loyer.
La situation est d'autant plus préoccupante, car de nombreuses personnes dans le besoin se retrouvent à faire appel à des banques alimentaires et à renoncer au chauffage en raison de coûts énergétiques insoutenables depuis la pandémie.
Des experts en logement interpellent également sur la nécessité d'un plan d'action pour soutenir les locataires vulnérables. Christine Lhuillier, économiste spécialisée en questions de logement, affirme : Il est crucial que des mesures soient prises pour empêcher que cette hausse ne pèse encore plus sur les budgets des ménages à faible revenu.
Alors que des voix s'élèvent pour dénoncer cette décision, les débats sur la gestion des logements sociaux et la charge des loyers à Quimper sont loin d'être clos.







