Le tribunal administratif de Rennes se penchera le 29 janvier 2026 sur une requête déposée par plusieurs associations environnementales. Celles-ci s'opposent à un arrêté préfectoral autorisant l'expansion d'un élevage porcin à Langoat, dans les Côtes-d'Armor. Les opposants s'inquiètent des risques de pollution et de l'impact sur les ressources en eau.
Le 26 avril 2022, la tranquille commune de Langoat a été le théâtre d'une double manifestation. Lors de cet événement, organisé par le Collectif contre les fermes-usines en marge de la journée d'action « Retour sur terres : stoppons les projets toxiques près de chez nous », environ 250 personnes se sont rassemblées. Leur objectif : dénoncer le projet d'extension du Gaec Damany, qui prévoit de consacrer son élevage exclusivement à la production de porcs. Cette augmentation devrait permettre la montée en charge d'une production annuelle de 22 500 porcs charcutiers.
De nombreux experts, tels que le professeur de biologie environnementale à l'Université de Rennes, Dr. Michel Roche, soulignent que les élevages intensifs sont souvent liés à un risque accru de pollution des nappes phréatiques et des rivières. Les membres des associations craignent que l'augmentation du nombre d'animaux entraîne un surplus de déjections et des nuisances olfactives. François Dubois, membre d'une des associations plaignantes, déclare : « Les élus doivent prendre en compte l'impact environnemental avant de donner leur accord à ce genre de projet. »
Face à cette contestation croissante, les agriculteurs défendent leur position en évoquant les besoins économiques et le développement local. Anthony Damany, propriétaire de l'élevage, argue que son projet est conforme aux normes environnementales en vigueur et souligne le rôle économique crucial de l'élevage dans la région. Cependant, les craintes des associations semblent peser de plus en plus dans le débat public.







