Les deux lycées de Beauvais, dans l'Oise, ont récemment adopté des mesures de sécurité innovantes, donnant lieu à des environnements d'apprentissage sereins. Pour un investissement total de 850 000 euros, ces aménagements visent à sécuriser les entrées et à mieux gérer les flux d'élèves.
Depuis septembre, les 1 600 élèves du lycée Paul Langevin bénéficient d'un accès plus paisible, grâce à l'installation d'une nouvelle grille et de tourniquets. Ces dispositifs permettent un contrôle plus strict des entrées : pour accéder à l'établissement, il suffit de badger sa carte HDF (Hauts-de-France), assurant ainsi un meilleur filtrage.
Ces améliorations font partie d'un programme de sécurisation lancé par la région, qui a également été réclamé par le lycée Jean-Baptiste Corot, ayant connu plusieurs incidents violents. La direction a donc jugé essentiel de rendre l'accès au public plus contrôlé.
Une gestion des flux simplifiée
Au lycée Langevin, l'installation des tourniquets favorise un meilleur contrôle des entrées et sorties. Selon Vincent Oblin, le proviseur, "cet aménagement a permis de reculer l'entrée, éloignant ainsi le site de la rue. Nous ne constatons plus d'agglutinement aux heures d'entrée et de sortie, rendant l'atmosphère plus sereine".
De son côté, au lycée Corot, cet agencement a sensiblement amélioré le confort des lycéens. Yann, surveillant dans l'établissement, précise : "Nous sommes désormais en mesure de laisser les élèves entrer même si les surveillants ne sont pas présents à la grille. De plus, pour éviter les abus, la carte a un délai d'utilisation qui empêche plusieurs passages en une seule fois".
Un besoin de sécurité affirmé
Les 820 élèves du lycée Corot se montrent enthousiastes. "Cela rend l'établissement plus sécurisé", confie Nathaël, un élève en CAP d'électricité. "Savoir que les entrées sont contrôlées me rassure." Laura, quant à elle, évoque la tranquillité que lui procure cette mesure : "Cela empêche les personnes extérieures, potentiellement dangereuses, de rentrer sans raison".
Ce tournant sécuritaire a été motivé par des incidents passés. Jérémy Pauriche, le proviseur, se rappelle d'une intrusion où un frère d'un élève avait tenté de se venger suite à une altercation. "Aujourd'hui, nous avons un environnement bien plus sécurisé", souligne-t-il.
Avec l'installation de nouvelles caméras et un budget de 350 000 euros, les autorités visent une meilleure surveillance. Grâce aux systèmes de vidéosurveillance, il est désormais possible de surveiller l'extérieur du lycée pendant 30 jours et d'exporter les images directement à la police si nécessaire. Laurent Rigaud, vice-président en charge des lycées, a déclaré : "La sécurité des élèves et du personnel est notre priorité. Nous avons engagé un plan ambitieux de 62 millions d'euros pour assurer un cadre scolaire favorable à l'apprentissage".







