Le conseil municipal de La Rochelle a émis un second avis défavorable concernant l'enseigne Little Pums, dirigée par Charline Puymoyen, concernant deux projets d'implantation de microcrèches à Bel Air-Jéricho et Beauregard. Le rejet, qui a eu lieu lundi, souligne un désaccord persistant au sein de la municipalité, qui est devenu un véritable feuilleton politique.
Ce premier refus formulé en mars par l'ancienne majorité sous Thibaut Guiraud était basé sur l'argument qu'il n'y avait pas d'urgence à créer de nouvelles places, en raison du fait que de nombreuses assistantes maternelles ne trouvaient pas d'enfants à garder. L'opposition menée par Franck Coupeau avait alors voté contre cet avis, plaidant pour plus de liberté de choix pour les familles.
Les soutiens des porteurs de projets
Les responsables des projets ont décidé de relancer leur demande d'avis après l'élection d'Olivier Falorni. Ils ont trouvé un soutien inattendu auprès de l'opposition de droite, le groupe "Une vision pour La Rochelle". Christophe Batcabe, représentant cette opposition, a insistant sur l'urgence de la situation, déclarant : "Il y a des parents à La Rochelle qui attendent une place en crèche..." L'écologiste Océane Mariel, de l'opposition de gauche, a également corroboré cette urgence, précisant que les futures mères sont conseillées de demander une inscription dès les trois mois de grossesse, sans garantie d'obtenir une place.
Lors du conseil, en réponse aux critiques, le maire a évoqué la création à venir de 50 nouvelles places de crèche dans les 18 mois, assurant que la décision sur les projets en question n'était "ni dogmatique, ni définitive".
Objectif : rechercher un équilibre entre le service public municipal, les associations et les initiatives privées.
Olivier Falorni a souligné que la collectivité attendait la définition de son schéma pluriannuel pour décider de la suite. Ce schéma est essentiel pour établir un équilibre entre les divers types de structures d'accueil de la petite enfance, tout en préservant les subventions de la Caisse d'allocations familiales.
Les oppositions ont confirmé qu'elles continueront de défendre leurs positions, mais les délibérations donnant un nouvel avis défavorable ont été votées, malgré les tentatives de rébellion des groupes d'opposition. Ce débat continu laisse présager des échanges vifs et une forte implication des acteurs locaux dans l'avenir des microcrèches dans la cité maritime.







