La triple candidate à la magistrature suprême envisage de se lancer à nouveau. Mais la décision de la Cour d’appel de Paris, prévue le 7 juillet, pourrait influencer cette décision cruciale.
Marine Le Pen reste optimiste. Malgré une condamnation potentiellement lourde comprenant quatre ans de prison, une amende de 100 000 € et cinq ans d'inéligibilité liée au procès des assistants parlementaires du RN, la dirigeante espère briguera la présidence. Ce projet reste cependant en balance, dépendant du jugement qui sera rendu le 7 juillet par la Cour d’appel de Paris dans ce procès en appel.
Lors de la première instance, Marine Le Pen avait écopé d'une peine de quatre ans d'emprisonnement, dont deux avec bracelet électronique, accompagnée d'une amende de 100 000 € et d'une peine d'inéligibilité immédiate. Même si les réquisitions lors de l'appel semblent moins sévères, elles pourraient l'inciter à reconsidérer sa candidature.
« On ne peut pas faire campagne dans ces conditions »
Marine Le Pen pourrait néanmoins se présenter si elle est condamnée à deux ans d'inéligibilité ou moins. La date d'exécution de la peine, fixée au 31 mars 2025, coïncide avec le moment où la présidence pourrait se jouer en avril ou mai 2025, la plaçant donc potentiellement en mesure de se porter candidate.
En cas d'inéligibilité dépassant deux ans, elle pourrait se tourner vers la Cour de cassation. Christophe Soulard, premier président de cette juridiction, avait déclaré en janvier que la Cour se préparerait à traiter ce type d'affaire rapidement, si elle était saisie.
Cependant, Marine Le Pen a clairement indiqué qu'elle ne patienterait pas pour une décision éventuelle de la Cour de cassation. Elle a déclaré sur RTL : « Si je suis empêchée, il sera trop tard pour mener une campagne présidentielle correcte. »
Un autre élément crucial pourrait être imposé par la décision judiciaire : le port d'un bracelet électronique. En première instance, cette peine avait été suspendue lors de l'appel, mais son retour pourrait déclencher un renoncement de sa part. « On ne peut pas faire campagne dans ces conditions, » a-t-elle souligné sur BFMTV. Dans ce cas, c'est Jordan Bardella qui pourrait se voir confier les clés du parti pour cette élection.







