L'Office français de la biodiversité (OFB) a lancé mardi une plateforme innovante pour signaler les comportements inappropriés de ses agents. Cette initiative vise à atténuer les tensions entre agriculteurs et police environnementale, alors que le climat est particulièrement tendu dans certaines régions.
Accessible sur le site de l'OFB, cette interface permet à tout citoyen de déposer un signalement, que ce soit pour soi-même ou pour d'autres. L'inspection générale de l'OFB a précisé lors d'une conférence de presse que bien que les signalements ne soient pas anonymes, aucune donnée personnelle n'est partagée en dehors de la plateforme.
S'inspirant des pratiques instaurées par l'IGPN et l'IGGN, l'OFB demande des informations détaillées pour chaque signalement : adresse des faits, date, heure, et description des comportements. Des pièces justificatives peuvent également être jointes pour appuyer la demande.
L'engagement de l'inspection générale est de traiter chaque signalement dans un délai de trois mois. Les résultats de l'enquête peuvent varier : un signalement peut être redirigé vers un autre organisme comme l'ONF (Office national des forêts) ou classé sans suite si le manquement n'est pas avéré. Toutefois, les cas sérieux peuvent donner lieu à des poursuites disciplinaires.
Si les faits signalés révèlent un délit, l'OFB est tenu d'en informer les autorités judiciaires, qui pourront engager des poursuites selon les circonstances.
Lancée en 2020 suite à la fusion de plusieurs établissements publics, l'OFB détient un effectif de 1 700 inspecteurs actifs sur le terrain, responsables de la police administrative et judiciaire. Leur mission inclut le respect des arrêtés sécheresse, la lutte contre les pollutions, le braconnage, et la protection des espaces naturels.
Face à des actions de plus en plus hostiles de la part des agriculteurs, tels que dégradations et intimidations envers les agents, le gouvernement a annoncé au printemps 2025 plusieurs mesures pour apaiser la situation, incluant le port discret d'armes lors des contrôles. Des sources rapportent que ces tensions culminent depuis 2024, lorsque certains agents ont même failli perdre la vie à cause d'actes de sabotage.







