À la suite de l'annonce d'une diminution de plus de 80 heures de dotation horaire pour la rentrée 2026, les enseignants de la cité scolaire de Nérac ont manifesté le 18 juin. Cette décision pourrait entraîner la fermeture d'une classe de 5e, d'une classe de première et d'une classe terminale. Face à cette situation, ils ont engagé des actions auprès de la direction des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN) pour proposer des solutions alternatives.
Les enseignants, soutenus par des parents d'élèves et des élus lors des conseils d'administration, soulignent qu'à la rentrée prochaine, certaines classes de 5e pourraient dépasser les 30 élèves. Parmi ces élèves, nombreux sont ceux nécessitant un accompagnement spécifique, comme le dispositif Ulis ou une aide d’un AESH. La situation s'annonce inquiétante pour le lycée également, où les emplois du temps risquent de devenir complexes à organiser, impactant ainsi le choix des spécialités proposé aux élèves. De plus, la hiérarchie incite l'équipe pédagogique à revoir à la baisse les options disponibles.
Une rencontre avec le Dasen
Les enseignants ont rencontré plusieurs fois Alexandre Falco, le directeur académique des services de l'Éducation nationale (Dasen). À travers des jours de grève, des bilans et divers courriers, ils cherchent à préserver des conditions d'enseignement favorables à l'apprentissage des élèves. Ils ont fait part à l'administration de l'arrivée de nouveaux élèves, sollicitant un encadrement renforcé, mais n'ont jusqu'à présent reçu aucune réponse.
La prochaine réunion du conseil d'administration est fixée au mardi 30 juin. Les enseignants affirment que leur détermination est "très élevée", et une grande majorité d'entre eux est prête à décliner la mission de professeur principal pour la rentrée. La situation à Nérac souligne la lutte continue des enseignants face aux politiques de réduction budgétaire qui menacent l'éducation publique.







