La quasi-totalité du pays est placée en alerte canicule, rouge ou orange. La chaleur intense met le réseau électrique à rude épreuve avec des coupures déjà signalées.
La France traverse une vague de chaleur sans précédent. Outre les risques liés aux transports, un nombre conséquent de foyers subissent des coupures d'électricité. Les 23 et 24 juin, plus de 100 000 ménages se sont retrouvés sans électricité dans le Finistère et le Vaucluse, avec un retour à la normale difficile à estimer. Ces interruptions de service ont contraint les équipes de RTE et d'Enedis à intensifier leurs efforts afin de rétablir l'alimentation au plus vite, permettant ainsi à chacun de profiter de la climatisation ou des ventilateurs. Cependant, de nouvelles interruptions sont à redouter face à ces températures élevées.
Hervé Champenois, directeur technique d’Enedis, a confirmé qu’il fallait s’attendre à des "pannes" ou "défauts" électriques, pouvant même conduire à des "coupures" totales d’électricité d'ici jeudi, à l’apogée de la canicule.
Les installations électriques confrontées à des températures extrêmes
Sous l'effet des fortes chaleurs, les installations électriques en surface connaissent une dilatation qui pourrait provoquer des ruptures. Pour éviter des accidents, il peut être nécessaire de couper l’électricité à l’avance. Pour les câbles enfouis, la température peut atteindre jusqu'à 80 degrés lorsque l'air extérieur frôle les 40 degrés, comme l'indique Radio France. L’état vieillissant des infrastructures, combiné à ces conditions extrêmes, risque de provoquer d’autres pannes, comme celles observées récemment dans le Finistère ou le Vaucluse.
Nicolas Goldberg, expert en énergie chez Colombus Consulting, a souligné que "le réseau ancien fait face à de nouvelles menaces inédites". La canicule n’est qu’une des nombreuses préoccupations, accompagnée des inondations, des vents violents et d'autres phénomènes climatiques. Un plan d’investissement substantiel est indispensable pour moderniser les réseaux électriques et les adapter efficacement au changement climatique. Toutefois, selon lui, la situation actuelle ne révèle pas une catastrophe généralisée, seulement des risques à un niveau "local, pas national".







