À Quimper, dans le Finistère, quatre familles de résidents d'un EHPAD dénoncent des "maltraitances du quotidien" au sein d'une unité dédiée aux personnes atteintes de maladies neurodégénératives. La direction reconnait des difficultés temporaires, rapporte ICI Breizh Izel.
Ce collectif a décidé de s'exprimer, alertant sur des conditions de vie inacceptables. Ils pointent du doigt des négligences graves au sein de l'EHPAD Le Missilien, notamment dans l'unité "Cantou" qui s'occupe de résidents atteints de troubles cognitifs, comme mentionné par ICI Breizh Izel.
Une des familles a partagé un incident troublant où un proche a été découvert seul sur une chaise, après une chute non signalée par le personnel. "Il était tombé à 10 heures ; je ne peux pas croire qu'il ait été laissé là jusqu'à midi sans soin. Que se serait-il passé si je n'étais pas venue ?" raconte la femme, ajoutant que son proche a ensuite été transporté aux urgences avec une fracture du col du fémur.
Deux aides-soignants pour 30 résidents
Un autre témoignage plus tragique provient de la fille d'une résidente décédée, qui faisait état d'une négligence inacceptable. Sa mère était constamment dans un état d'insalubrité, recevant un changement de couche seulement deux fois dans la journée. "Elle a subit des infections urinaires répétées et a développer une résistance aux antibiotiques. Une fois, je l'ai retrouvée en proie à des douleurs intenses, mais l'infirmière ne se préoccupait pas de son état", déplore-t-elle.
Les familles soulignent également un sérieux problème de sous-effectif : à certains moments, il n'y avait que deux aides-soignants pour prendre soin de 30 résidents. En outre, la climatisation, qui aurait dû assurer le confort des résidents, est en panne depuis un an dans leur unité.
Des promesses de la direction face à une situation alarmante
En réponse à ces allégations, Stéven Treguer, directeur général de la Fondation Massé-Trévidy, gestionnaire de l'établissement, a reconnu qu'il existe des difficultés ponctuelles. "Il est vrai que certains résidents peuvent rencontrer des accidents, et qu'il peut y avoir un délai avant qu'un personnel intervienne. Je ne remets pas en cause l'engagement de nos professionnels qui s'efforcent de bien faire", explique-t-il.
Cependant, il admet que des périodes de sous-effectif sont réelles. "Il arrive parfois qu'il n'y ait que deux aides-soignants pour 30 résidents, car il est difficile de recruter du personnel qualifié". Treguer a également fait part de son regret concernant la lenteur des réparations de la climatisation, mais assure que des climatiseurs portatifs ont été mis en place en attendant.







