Les thermes de Néris-les-Bains reprennent leur activité hebdomadaire habituelle, accueillant chaque lundi des curistes pour des séjours de trois semaines. Après une pause obligatoire de cinq semaines en raison de la détection de bactéries dans l’eau, la ville reprend son souffle, à mesure que les commerces se remplissent à nouveau.
La réouverture, survenue le 1er juin, a été permise grâce à l'Agence Régionale de Santé qui a validé que deux analyses de l'eau étaient conformes. Accueillir de nouveau les amateurs de soins thermaux est un réel soulagement. Selon de nombreux curistes, c'est un réconfort d'apprendre que leurs réservations, souvent reportées à d'autres dates, ont été maintenues. En ce moment, le taux de fréquentation est plus faible qu'habituellement, avec seulement un tiers des 500 à 550 curistes présents chaque jour. Toutefois, cinq à dix nouvelles réservations sont établies chaque jour, affichant des plannings presque complets jusqu'en octobre.
Une perte financière préoccupante et des travaux en vue
La fermeture, si elle a été nécessaire pour la santé des curistes, a également entraîné une perte d'exploitation estimée à 500 000 euros. Des travaux urgents ont donc été effectués, incluant un nettoyage approfondi des canalisations et le remplacement de vannes susceptibles de causer des désagréments.
Cette situation n’est pas sans rappeler les fermetures antérieures des thermes, qui se sont répétées en 2012, 2013 et 2020. Celles-ci soulèvent des interrogations sur la nécessité de projets d’ampleur pour prévenir de futurs problèmes sanitaires. Le remplacement d’une large portion du réseau de cuivre par des canalisations en inox pourrait coûter jusqu’à 10 millions d’euros et nécessiterait une fermeture de près d’un an et demi. Il revient à la communauté de communes de Commentry, Montmarault, Néris de décider lors de la réunion programmée le 7 juillet.
Avec un effectif total de 85 employés, dont environ 60 saisonniers, les thermes de Néris-les-Bains sont un pilier économique de la région. Les enjeux de cette fermeture et des travaux futurs sont cruciaux pour assurer leur pérennité. Les curistes, ainsi que les commerçants locaux, attendent avec impatience la suite de cette histoire.







