Sur le front éducatif, les assistants d'éducation en grève pour leurs droits

Les surveillants d'établissements demandent des changements urgents face à la précarité.
Sur le front éducatif, les assistants d'éducation en grève pour leurs droits
Mobilisation de la fonction publique à Toulouse le 5 décembre 2024. © Patricia Huchot-Boissier/ABACAPRESS.COM

Ce mardi 2 juin, une intersyndicale mobilise les assistants d'éducation (AED) dans tout le pays, dénonçant des conditions de travail jugées inacceptables. Malgré des promesses gouvernementales, les vicissitudes des vies scolaires ne faiblissent pas.

Les syndicats estiment que « le gouvernement ne prend pas les mesures nécessaires » pour améliorer le cadre de travail des AED, lesquels se retrouvent souvent contraints d’exercer dans un environnement « insuffisamment soutenu ». « Nous demandons la création de nouveaux postes et l'établissement d'une grille salariale nationale pour revaloriser le statut des AED », interpellent la CGT Educ’Action et Sud Éducation dans un communiqué récent.

Les conditions de travail, déjà difficiles, vont encore se dégrader

Les assistants d'éducation sont chargés de l'encadrement des élèves, de la gestion des retards et absences, ainsi que du soutien aux projets pédagogiques. En ce sens, ils sont un maillon essentiel au sein des établissements scolaires. Les syndicats évoquent des rassemblements et manifestations pour faire entendre leurs voix et mettre en lumière leurs conditions de travail difficiles et les demandes légitimes des AED.

« Malgré les déclarations du ministre concernant le climat scolaire, nous constatons une asphyxie des vies scolaires à cause du manque de moyens. Les AED sont laissés à eux-mêmes, et cela doit changer », déclare l’intersyndicale.

Les craintes grandissent parmi les AED, qui prévoient une aggravation de leurs difficultés : « Les conditions de travail, déjà difficiles, vont encore se dégrader ». Ils rappellent l'importance de créer des postes afin de mieux répondre aux besoins croissants de sécurité et de gestion au sein des établissements. L'absence de moyens impacte non seulement leur travail, mais aussi la sécurité des élèves.

Pour aller plus loin, la CGT Educ’Action réclame une « augmentation immédiate de 400 euros » et plaide pour l'instauration d'un « statut de fonctionnaire de catégorie B à 32 heures ». Les AED expriment leur inquiétude quant à l’avenir et se battent pour garantir une éducation de qualité, tant pour eux que pour les élèves.

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