La Marine nationale a procédé dimanche à l'arraisonnement d'un nouveau pétrolier en haute mer, en provenance de Russie. Cette opération, saluée par Emmanuel Macron sur X, a été réalisée avec l'appui d'une coalition internationale, incluant des partenaires comme le Royaume-Uni.
L'interception a eu lieu à plus de 400 milles nautiques (environ 740 km) à l'ouest de la Bretagne, conformément à des informations fournies par la préfecture maritime de l'Atlantique.
Une équipe de visite montée à bord a rapidement identifié des anomalies dans la documentation du navire, soulevant des interrogations sur la légitimité de son pavillon. Un rapport a été transmis au procureur de Brest, en charge des affaires maritimes.
Actuellement escorté par des bâtiments de la Marine nationale, le pétrolier est en route vers un point de mouillage pour des vérifications supplémentaires.
"Il est inacceptable que des navires contournent les sanctions internationales et mettent en péril l'environnement et la sécurité maritimes", a déclaré le Président. Emmanuel Macron a partagé des images de l'opération, affirmant que la France demeure inflexible dans sa lutte contre cette flotte fantôme russe.
Ce nouvel arraisonnement concerne le pétrolier Tagor, et marque la quatrième intervention de la France contre des navires russes. Précédemment, le Deyna et le Grinch, interceptés en Méditerranée, ainsi que le Boracay, ont été rappelés à l'ordre. Bien que ces derniers aient pu reprendre la mer après des amendes, cela souligne l'importance de respecter les normes de navigation.
En réponse à cette menace croissante, la France envisage de durcir les sanctions pour les infractions maritimes liées, une initiative annoncée début avril pour soutenir des actions plus strictes contre la flotte fantôme, selon des sources gouvernementales. Cette détermination renforce le message de solidarité envers l'Ukraine dans le cadre d'une gestion plus rigoureuse des flux maritimes.







