Plus de 300 prêtres en formation ont participé à un tournoi de foot le 30 mai dernier sur les pelouses du centre de formation du Stade Rennais. Dans un contexte où les plateformes comme UberEats et Deliveroo sont souvent critiquées pour l’opacité de leurs algorithmes et les rémunérations jugées insuffisantes des livreurs, une initiative locale émerge : Les Coursiers Rennais.
Depuis son lancement en 2020, cette association s'est donnée pour mission de fournir une option de livraison de repas plus juste et transparente dans la capitale bretonne. Les Coursiers Rennais projettent même d'évoluer vers une structure coopérative, reflétant ainsi une démarche collective et solidaire.
Des livreurs mieux rémunérés
Une dizaine d'anciens livreurs travaillant pour des géants comme UberEats ou Deliveroo se sont réunis pour créer cette plateforme. Contrairement à ces grandes entreprises, l'association fonctionne avec très peu de bénéfices, les fonds étant principalement réinvestis dans le marketing et le développement. Comme l'explique Hugo Bastit, co-fondateur de l'initiative, "La part que prend la plateforme est très faible, donc les livreurs gagnent quasiment deux fois plus".
Les livreurs restent auto-entrepreneurs, mais beaucoup d'entre eux parviennent à vivre uniquement de cette activité. Les livraisons se font partout à Rennes, avec des tarifs de quatre à huit euros selon la distance, le tout réalisé à vélo, ce qui contribue à un modèle durable.
À l'heure actuelle, Les Coursiers Rennais représentent environ 2% du marché de la livraison à Rennes. Hugo Bastit souligne : "On ne va pas remplacer les autres plateformes, mais on a le mérite d'exister en proposant un modèle alternatif".
Des restaurateurs conquis
Les Coursiers Rennais travaillent exclusivement avec 34 restaurants indépendants, choisis pour la qualité de leurs plats. Louis Brochard, gérant de deux pizzerias, confirme : "C'est gagnant-gagnant. Sur les autres plateformes, les livreurs ne sont pas toujours formés pour livrer nos produits de manière adéquate".
Les restaurateurs apprécient également le contact humain, ce qui leur permet de collaborer efficacement avec les livreurs. "On échange régulièrement par téléphone. Si un oubli survient, je peux les rappeler et ils y remédient rapidement", ajoute-t-il. Pour allumer de nouveaux horizons, l'association aspire à se transformer en coopérative dans un futur proche.







