Dans une déclaration polémique, Raphaël Glucksmann, le fondateur du mouvement Place Publique, a appelé dimanche 31 mai à retirer le micro de la chroniqueuse Xenia Fedorova, qu'il accuse d'être une « agente russe ». Fedorova, qui exerce sur les médias contrôlés par Vincent Bolloré, est dénoncée comme le porte-parole d'une propagande pro-Kremlin, exacerbant les tensions déjà fortes liées à la guerre en Ukraine.
« Il faut lui retirer le micro, car elle n'est pas une journaliste, mais une agente du Kremlin depuis le début de l'offensive russe en Ukraine », a-t-il déclaré lors de l'émission Le Grand Jury pour RTL.
Glucksmann a ajouté que les médias de Bolloré, en invitant Fedorova, deviennent des relais de la propagande poutinienne, ce qui constitue une menace directe pour la France et l'Europe. « Ce que l'extrême droite appelle du patriotisme est en réalité un service aux intérêts étrangers hostiles à notre nation », a-t-il fulminé.
Pétri d'inquiétude, Glucksmann a également exprimé son désarroi face à l'indifférence des politiques espagnols concernant le conflit ukrainien, soulignant le risque d'une escalade militaire en Europe. Il a appelé à un soutien soutenu et massif aux Ukrainiens, non seulement par solidarité, mais par nécessité vitale pour la survie de l'Europe.
Auparavant, Xenia Fedorova avait dirigé la chaîne RT en France, un média connu pour sa propagande, et son passage aux côtés de Bolloré suscite des inquiétudes sur sa ligne éditoriale. L'intensification de cette controverse montre bien comment la guerre en Ukraine influence largement les débats médiatiques et politiques en France, comme le souligne également Le Monde.







