En Picardie, l'oignon se transforme en allié pour affronter les froides soirées d'automne. Adieu la traditionnelle soupe, place à des plats plein de caractère !
Si la soupe à l'oignon est devenue un classique des tables chics, elle n'a pas oublié ses origines paysannes. Ce plat, à la base composé d'eau ou de bouillon et de pain rassis, a évolué au fil du temps en se garnissant de croûtons et de fromage. Aujourd'hui, elle n'est plus seulement un remède contre le froid, mais également un symbole de convivialité pour de nombreux restaurateurs.
D'origine ancestrale, la soupe à l'oignon revêt des vertus médicinales reconnues depuis l'Antiquité. Les Égyptiens, Romains et Grecs savaient déjà l'utiliser pour traiter divers maux, allant des troubles respiratoires à la fatigue. Pour les Parisiens noctambules, elle était le plat de choix après une soirée animée, permettant de se remettre d'aplomb autour d'un bol bien chaud.
Cependant, à moins de quelques kilomètres de là, les Picards ont leur propre tradition pour se réchauffer : la caghuse. Ce plat emblématique, à base de viande de porc cuit au four, est préparé avec une mention particulière : une abondance d'oignons en fait la vedette. Une recette simple et réconfortante, parfaite pour les soirées fraîches !
Pour la préparer, commencez par peler et couper 6 grands oignons en quartiers. Disposez-en les deux tiers au fond d'une cocotte avec 100 g de beurre, puis ajoutez une rouelle de porc (environ 1,2 kg) pour faire dorer le tout. Salez et poivrez. Une fois la viande bien colorée, ajoutez 1 kg de pommes de terre épluchées et coupées en rondelles, puis le reste des oignons. Dans une casserole séparée, faites bouillir 15 cl de vinaigre de cidre, puis incorporez-le dans la cocotte avec la même quantité de cidre.
- Rectifiez l’assaisonnement, et vous pouvez également ajouter des pruneaux et quelques feuilles de laurier pour un goût subtil.
- Terminez la cuisson à couvert au four pendant 1 heure à 190° C, en arrosant le mélange de temps en temps pour garantir moelleux et saveurs.
Il ne reste plus qu'à savourer ce met délicieux, dont la seule difficulté résiderait dans la gestion des larmes... de joie, bien sûr !







