À l'occasion de l'Aïd el-Kébir, des appels à la prière diffusés par haut-parleurs ont résonné dans plusieurs villes de France, engendrant des réactions variées parmi les résidents et les autorités locales. Dans une commune du Val-de-Marne, des haut-parleurs ont été utilisés pour la célébration de l'Aïd, afin de permettre à un large public de participer aux festivités. Pour autant, de nombreux habitants de Bry-sur-Marne ont fait part de leur mécontentement auprès de la mairie, affirmant que ces sons avaient atteint des niveaux alarmants, perturbant la tranquillité de la ville.
Des enseignants d'un collège local ont également exprimé leur étonnement dans une lettre à la mairie. En effet, en raison de la chaleur, les fenêtres étaient ouvertes et ils ont entendu, entre 7h30 et 9h30, un barrage sonore de prières musulmanes à volume élevé. Ces professeurs parlent de « prosélytisme » et estiment que ces circonstances perturbent le déroulement des cours. Pour eux, « faire cours pendant plus d'1h30 avec des récitations en fond sonore constitue une atteinte à la laïcité ».
Le maire de Bry-sur-Marne, Charles Aslangul, a réagi sur les réseaux sociaux en précisant que le niveau sonore des haut-parleurs était manifestement réglé de manière excessive. « Cela interroge donc sur la motivation d'un niveau sonore si intense », a-t-il écrit. Il a également contacté la préfecture du Val-de-Marne pour s'assurer que, tout en respectant la liberté de culte, les habitants ne soient pas contraints de subir ces offices religieux dans leur propre maison.
« La République garantit le libre exercice du culte, quel qu'il soit, mais n'autorise en aucun cas l'inondation des villes par une sonorité religieuse, qui devrait demeurer une affaire intime. C'est intolérable », a-t-il conclu.
À Nantes, des haut-parleurs « sur plusieurs kilomètres »
Bry-sur-Marne n'est pas la seule ville touchée par ces problèmes de haut-parleurs. À Nantes, des résidents ont également signalé des réveils perturbés. Un entrepreneur local s'est indigné en demandant : « Est-il possible de connaître qui a autorisé la mosquée de Nantes Nord à diffuser la prière à haut volume à 6h du matin, alors que tous les habitants ont les fenêtres ouvertes à cause de la chaleur ? »
Un internaute a également souligné : « Depuis 6h à Nantes Est, un appel à la prière musulman résonne, en violation des lois. » Les nuisances sonores seraient perceptibles sur « plusieurs kilomètres », rendant leur gestion encore plus complexe. Un autre commentaire un peu provocateur mentionne que « des centaines de Nantais ont pu avoir un avant-goût de la charia ».
Selon des sources obtenues, dans la pratique musulmane, l'utilisation de haut-parleurs paraît justifiée pour certains, avec des radicaux arguant qu'il s'agit d'une exigence de la charia. En effet, cela serait vu comme favorisant l'accomplissement des objectifs du culte, comme l'« élévation de la voix lors de l'adhân » (l'appel à la prière musulmane). Ce débat, qui touche à la fois à la liberté religieuse et à la coexistence pacifique, mérite d’être examiné plus en profondeur.







