Le député François Ruffin, ancien membre de la France Insoumise, a annoncé sur France Inter qu'il se portera candidat à la présidentielle si aucune primaire n'est organisée pour désigner le représentant de la gauche non-mélenchoniste, en dénonçant les "apparatchiks" du Parti socialiste qui refusent ce processus.
Ruffin exprime son souhait de voir une primaire, qu'il juge essentielle pour unir et mobiliser la gauche. Cependant, il note que si cette option n'est pas envisagée, il est prêt à se lancer dans la course à la présidence. "Nous avons déjà recueilli 100 000 signatures en deux semaines, et maintenant, nous visons à obtenir le soutien de 500 maires", a-t-il affirmé, soulignant l'importance d'un élan populaire derrière sa candidature.
La possibilité d'une primaire regroupant la gauche hors de LFI semble de plus en plus compromise, particulièrement après le départ de Boris Vallaud, le chef des députés socialistes, qui était opposé à cette démarche. D'autres membres du PS, tels qu'Olivier Faure, soutiennent cependant la nécessité du processus, tandis que l'incertitude règne parmi les électeurs.
"Les débats au sein du PS sont incompréhensibles pour le grand public et semblent en décalage avec leurs attentes", a souligné Ruffin. Il a également critiqué les manœuvres internes, affirmant qu'il n'y aurait pas de "négociation de salon" et que tout cela génère du "dégoût" au sein de l'électorat.
Il a ajouté : "75 % des électeurs de gauche réclament une investiture commune via une primaire. Si certains au sein du Parti socialiste refusent cela, alors je me porterai candidat". Cette fermeté est partagée par Clémentine Autain, également intéressée par la primaire, qui a appelé le PS à se prononcer rapidement sur la question, soulignant l'urgence de la situation.
Sur Public Sénat, Autain a insisté sur le fait que les opposants à la primaire, comme François Hollande et Raphaël Glucksmann, semblent privilégier une union avec le centre et une approche électorale moins incisive. "La vraie question est de savoir si nous voulons séduire le centre ou galvaniser la gauche", a-t-elle martelé, affirmant que le succès d'une primaire pourrait rassembler et mobiliser un large public de gauche.







