Dans le cadre d'une initiative visant à renforcer la sécurité dans les principaux réseaux de transport français, plusieurs grandes gares, dont Lyon Part-Dieu, Marseille Saint-Charles, ainsi que Paris Austerlitz et Saint-Lazare, voient l'arrivée d'agents SNCF et RATP équipés de pistolets à impulsion électrique. Cette expérimentation a pour but d'optimiser la gestion des situations de violence. Selon les estimations, cette mesure concerne environ 10 % des agents de la police ferroviaire, soit entre 300 et 400 agents, comme rapporté par 20 Minutes.
La mise en œuvre de cette initiative a été officialisée par un arrêté publié dans le Journal officiel et s'étend également aux lignes D et E du RER d'Ile-de-France. Seules certaines catégories d'agents, comme ceux du « service de grande nuit » à la gare de Lyon ainsi que ceux des secteurs de Bobigny et Saint-Denis Pleyel, y sont habilitées.
Cette décision, annoncée par le ministère des Transports en février dernier, s'inscrit dans le cadre d'une réponse à l'augmentation des incidents violents dans les transports en commun. Au-delà d'une simple mesure préventive, l'expérimentation a également pour objectif d'évaluer les impacts réels des pistolets à impulsion, parfois appelés Taser, sur la sécurité des usagers et des agents eux-mêmes.
Formation des agents
La SNCF, avec ses 3 000 agents de police ferroviaire, et la RATP, qui en compte 1 000, ont mis en place une formation dédiée. Avant de pouvoir porter un pistolet à impulsion électrique, chaque agent devra suivre une formation d'au moins dix-huit heures, intégrant à la fois théorie et pratique, y compris des séances de tir.
Règlementations encadrant l'usage
Il est important de noter que des restrictions d'usage sont clairement établies : l'utilisation de ces pistolets est prohibée contre les mineurs et les femmes enceintes, et ne peut être employée en tant qu'arme de contact. Un rapport devra également documenter l'ensemble des interventions réalisées ainsi que les résultats de cette expérimentation, permettant d'en appréhender les conséquences sur la sécurité.
À titre de remarque historique, cette mesure faisait initialement partie de la loi du 28 avril 2025 relative à la sûreté dans les transports, portée par l'actuel ministre des Transports, Philippe Tabarot. Cependant, le Conseil constitutionnel l'avait censurée pour vice de forme, ce qui a conduit à sa réintroduction sous une forme expérimentale.







